En ce moment
 
 

Des militants des droits humains manifestent leur soutien à Carola Rackete à Bruxelles

Italie

(Belga) Plusieurs dizaines de militants d'Amnesty International, du CIRÉ, de Vluchtelingenwerk Vlaanderen et du CNCD-11.11.11 se sont rassemblés mercredi matin, avec le soutien de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, devant l'ambassade d'Italie à Bruxelles pour exprimer leur solidarité envers Carola Rackete. La capitaine du Sea-Watch 3 fait toujours l'objet d'une enquête pour aide à l'immigration illégale, malgré sa libération mardi soir. Une délégation associative a pu rencontrer une représentante de l'ambassade, à qui elle a fait part de ses préoccupations.

Les manifestants portaient des gilets de sauvetage et des casques, à l'image des sauveteurs en mer. Ils ont lancé des S.O.S à l'aide de sifflets et ont diffusé des sons de corne de brume. Les organisations ont fait valoir le courage de la capitaine, qui a mis sa liberté en jeu pour garantir la sécurité d'autres personnes. Elles estiment que Carola Rackete a respecté ses obligations envers le droit international et italien, contrairement aux autorités italiennes qui refusaient de la laisser accoster. Les associations demandent également à ce que les opérations de recherche et de sauvetage en mer soient une priorité pour l'Union européenne (UE). Celle-ci se doit, selon elles, de prévoir un nombre suffisant d'opérations de recherche et de sauvetage et de veiller à ce que le travail des ONG ne soit pas entravé. Les organisations plaident aussi pour un mécanisme de débarquement et de relocalisation rapides en Europe des personnes secourues en mer. "Nous rejoignons les préoccupations italiennes sur le fait que l'Union européenne ne joue pas son rôle", a défendu Philippe Hensmans, directeur de la section francophone d'Amnesty International Belgique. "Si on veut éviter que des politiques comme celles-là soient développées, évidemment qu'il faut qu'il y ait un meilleur accueil, une meilleure répartition de la charge sur d'autres pays européens." Enfin, les associations ont appelé à refuser la collaboration avec les gardes-côtes libyens tant qu'aucune garantie sérieuse concernant le respect des droits humains des migrants n'aura été donnée, à commencer par la signature de la convention de Genève sur le droit des réfugiés. (Belga)

Vos commentaires