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Garde-frontières européens: les pays de l'UE revoient les objectifs à la baisse

(Belga) Les pays de l'UE se sont mis d'accord mercredi pour pouvoir mobiliser 10.000 garde-frontières sous bannière européenne afin de mieux faire face aux migrations irrégulières, mais seulement d'ici 2027 et non 2020 comme le souhaite la Commission européenne.

Les pays européens sont désormais prêts à entamer des négociations avec les eurodéputés pour concrétiser ce projet porté par le président de l'exécutif européen Jean-Claude Juncker, qui ne cache son agacement face aux réticences de plusieurs capitales. "Un contingent permanent comprenant jusqu'à 10.000 agents opérationnels sera mis en place d'ici 2027", ont décidé les ambassadeurs des pays européens, réunis mercredi à Bruxelles, selon un communiqué du Conseil de l'UE. Ce contingent sera composé "de membres du personnel opérationnel" de l'agence Frontex et d'agents nationaux "détachés pour de longues ou de courtes durées", est-il précisé dans ce texte. L'Agence européenne de garde-frontières et garde-côtes Frontex devra être en mesure de déployer son contingent "à partir du 1er janvier 2021", souhaitent par ailleurs les pays l'UE. "Les Etats membres resteront responsables au premier chef de la gestion de leurs frontières, l'agence et son personnel fournissant une assistance technique et opérationnelle sous réserve de l'accord des Etats membres concernés", ont-ils précisé. La Commission européenne avait proposé en septembre dernier un renforcement considérable et rapide de Frontex, mais plusieurs pays freinent ses ambitions. L'exécutif européen souhaite notamment que la mobilisation de 10.000 agents soit possible dès 2020, avec une hausse progressive de la part du personnel propre de Frontex. Outre les réserves liées aux effectifs, les projets de la Commission inquiètent aussi des pays comme l'Italie, l'Espagne, la Grèce ou la Hongrie, qui insistent pour ne pas être privés de la souveraineté sur leurs frontières en cas d'intervention de l'agence européenne. De son côté, la Commission souhaite qu'il soit possible pour l'UE de décider une intervention dans un pays jugé défaillant dans la protection des frontières extérieures, même s'il ne le demande pas. (Belga)

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