En ce moment
 
 

Hand: Nantes peut rêver d'un nouveau Final Four

Hand: Nantes peut rêver d'un nouveau Final Four
Un ballon de hand.JDEMARCY

Finaliste l'an passé, Nantes s'est donné le droit de rêver d'un nouveau Final Four en éliminant samedi les Rhein Neckar Löwen en huitième de finale de la Ligue des champions de handball, 30 à 27.

Les Nantais défieront Barcelone et ses internationaux français (Ludovic Fabregas, Cédric Sorhaindo, Dika Mem, Timothey N'Guessan), dans une double confrontation fin avril, début mai. Il y aura deux clubs de Starligue en quarts de finale avec le Paris Saint-Germain, qui affrontera les Polonais de Kielce.

Devant leur public de Beaulieu survolté, les joueurs de Thierry Anti ont remonté les deux buts d'écart concédés en Allemagne (34-32) lors du premier acte d'un rendez-vous qui pourtant ne s'annonçait pas bien.

"Je suis toujours là!", a lancé l'entraîneur, au micro de beIN SPORTS, dans une allusion transparente au non renouvellement de son contrat à l'échéance de l'été 2020, annoncé juste avant le double choc avec la grosse écurie de Bundesliga.

Cette nouvelle, pas plus que le départ prévu de Nicolas Claire (presque pas utilisé samedi, après avoir manqué l'aller, à cause d'une blessure), n'a pas déstabilisé les vice-champions d'Europe, battus seulement par Montpellier en finale de la précédente édition, après avoir éliminé le PSG en demie.

- "On a envie d'y retourner" -

"Quand on a goûté à Cologne, on a envie d'y retourner", a dit Romain Lagarde, le meilleur joueur du match (8 buts), et l'auteur du dernier tir de la délivrance à quelques secondes de la fin, un shoot qui éliminait son futur club, car lui aussi quittera Nantes en 2020, pour Rhein-Neckar.

Le match a pourtant terriblement mal commencé. Après dix minutes, le "H" était mené de quatre buts (7-3) et l'association du demi-centre Suisse Andy Schmidt et du pivot allemand Jannik Köhlbacher semblait partie pour faire aussi mal qu'au match aller.

Mais les Nantais se sont rapidement ressaisis en défense et sont remontés grâce à la précision de l'Espagnol Valero Rivera aux sept mètres (6 penalties sur ses 8 buts). Il a fallu tout de même attendre 36 minutes pour que les coéquipiers du capitaine Rock Feliho prennent pour la première fois les deux buts d'avance synonymes de qualification.

Le suspense a duré jusqu'au bout et c'est Nantes, qui n'en est pourtant qu'à sa troisième participation à la Ligue des champions, qui a réussi les gestes décisifs dans le "money time", un arrêt d'Arnaud Siffert, une gestion intelligente du chronomètre et finalement le but libérateur de Lagarde.

"C'est ça la ligue des champions. Elle porte bien son nom. Il fallait garder ses nerfs. On a bien joué le coup et on a eu la lucidité nécessaire dans ce type de match. Contre Barcelone, ça va faire une belle affiche!", a dit Anti.

Vos commentaires