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Le Premier ministre tchèque veut un "plan complet" européen pour arrêter la migration

Le Premier ministre tchèque veut un
Le Premier ministre tchèque Andrej Babis à Bruxelles le 12 juillet 2018Tatyana ZENKOVICH
Italie

Le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, connu pour ses positions anti-migrants, s'est prononcé lundi dans la presse pragoise en faveur de la mise en place d'un "plan d'action complet" visant à arrêter les migrations illégales, à la veille de son déplacement en Italie et à Malte.

"Si l'Italie et Malte n'accueillent pas (les migrants illégaux), c'est l'Espagne qui les prendra. Et ainsi, nous lançons encore un message aux migrants qu'il est bien possible de se rendre en Europe, du Maroc via l'Espagne. Cela doit cesser, sinon nous n'arrêterons pas le flux migratoire", a affirmé M. Babis.

"Je m'apprête à en parler avec les dirigeants européens et à prendre part à la mise en place d'un plan d'action complet", a ajouté M. Babis, homme d'affaires milliardaire et chef du mouvement populiste ANO, dans les colonnes du journal Dnes.

"Je veux en parler avec mes partenaires en Italie et à Malte, et bien sûr aussi avec la chancelière allemande Angela Merkel, qui a négocié récemment avec l'Espagne", a-t-il poursuivi.

La visite de M. Babis en Italie coïncide avec celle du Premier ministre hongrois Victor Orban qui défend, tout comme des membres du gouvernement italien, la même ligne dure envers les migrants.

"Nous devons commencer à coopérer de manière très intense pour trouver une solution, car nous avons inutilement perdu trois ans dans un débat insensé sur les quotas (de répartition)", a également dit le chef du cabinet minoritaire qui a remporté le vote de confiance au Parlement grâce au soutien du parti communiste.

La République tchèque, pays de 10,6 millions d'habitants, membre de l'UE et de l'Otan, n'a accueilli que quelques réfugiés depuis la crise de 2015.

M. Babis a réaffirmé que la République tchèque ne prendrait "aucun migrant illégal", cette position n'étant pas dirigée, selon lui, contre l'Italie, mais représentant une "stratégie fondamentale".

"C'est un geste clé, un symbole et un message aux migrants et aux gangs de passeurs, qu'il sera dépourvu de sens de prendre un bateau à destination de l'Europe", a insisté M. Babis, avant ses rencontres avec ses homologues italien Giuseppe Conte et maltais, Joseph Muscat.

M. Babis avait qualifié le mois dernier de "chemin vers l'enfer" la demande faite par Rome à ses partenaires de l'UE de prendre en charge une partie des migrants se trouvant alors dans les eaux italiennes.

"Le problème (des migrations illégales) est absolument fondamental. Nous devons défendre ce que nos ancêtres ont édifié pendant plus de mille ans", a aussi affirmé le chef du gouvernement tchèque.

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