Tournoi: Italie, mais non, Parisse n'est pas fini!

Tournoi: Italie, mais non, Parisse n'est pas fini!
Le capitaine emblématique de l'Italie Sergio Parisse (balle en mains) s'entraîne avec ses coéquipiers, au Vélodrome de Marseille, le 21 février 2018BORIS HORVAT

Sergio Parisse fini ? "Mais vous plaisantez! C'est encore un joueur incroyable", riposte un de ses vieux partenaires, Alessandro Zanni. Et ce n'est pas deux erreurs contre l'Irlande qui feront changer d'avis les Italiens, avant d'affronter la France, vendredi à Marseille.

Parisse est "un des meilleurs N.8 du monde, il le démontre tous les jours, il a une classe et une technique au-dessus de bien des joueurs", assure Zanni à l'AFP.

"Les erreurs font partie du jeu, et vraiment en Irlande j'en ai commis, admet Parisse, mais j'ai 34 ans, je ne vais pas me crucifier pour autant, je n'ai pas vécu cette semaine avec plus de stress. Je n'ai jamais laissé des erreurs polluer ma préparation."

Le capitaine est "surtout déçu parce qu'elles ont pénalisé mon équipe, mais qui ne tente rien ne rate jamais rien. Je ne changerai jamais mon style de jeu parce que certains entraîneurs ou journalistes disent que je tente d'en faire de trop.

Parisse est "sans doute le meilleur joueur de l'histoire de l'Italie, peut-être un des meilleurs de l'histoire tout court, il est vraiment spécial", insiste Conor O'Shea.

Le sélectionneur irlandais de l'Italie raconte que son capitaine était "un peu énervé d'avoir fait cadeau de deux essais" aux Verts (56-19) au match précédent, deux fautes qui ont rappelé que parfois Parisse en faisait peut-être un peu trop, comme ce drop manqué contre la France, justement, il y a deux ans dans le Tournoi au Stade de France, sur la dernière possession italienne, pour la victoire. Alors qu'il y avait peut-être moyen d'attendre une faute française et la pénalité (23-21 pour la France).

- "Que Sergio soit Sergio"

"S'il a un drop goal à tenter à la dernière minute comme il y a deux ans, je veux qu'il le tente, demande O'Shea, et peut-être qu'il marquera cette fois."

"Je veux que Sergio soit Sergio, poursuit l'Irlandais. C'est la différence entre les joueurs normaux et les joueurs spéciaux, ils essaient toujours".

Parisse a aussi parfois tendance à se positionner ouvreur (!) avec l'Italie, sur certaines phases.

"C'est sa manière d'être et de jouer", le défend Hugo Bonneval, qui a joué dix ans avec lui au Stade Français. "Ce n'est en aucun cas un manque de respect vis-à-vis des adversaires. C'est un grand joueur", poursuit l'arrière des Bleus.

"On lui reproche plein de choses, mais quand ça marche tout le monde crie au génie", ajoute Bonneval.

Un génie plus discret, car il n'a joué que sept matches cette année avec le Stade Français, blessé au genou de fin septembre à début novembre, et seulement 16 la saison dernière.

"Il a 131 sélections, c'est normal qu'il veuille prendre ses responsabilités", le défend à son tour son talonneur, Leonardo Ghiraldini.

"On a pris 50 points en Irlande, tout le monde a commis des erreurs", plaide le Toulousain. Mais je connais Sergio depuis longtemps, il est toujours le premier le lundi à regarder la match et parler de son erreur".

"Il a des qualités exceptionnelles, conclut Bonneval. Il peut jouer presque à tous les postes. Même 2e ligne: il ne veut pas mais il va finir 2e ligne, car il commence à vieillir (sourires)."

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