Un village andalou assure sa promotion avec une vidéo de "Popeye", l'ex-tueur d'Escobar et crée une grosse polémique

Un village andalou assure sa promotion avec une vidéo de

Le village de Carboneras, dans le sud de l'Espagne, est en proie à une vive polémique après le choix par un édile local d'en faire la promotion touristique avec "Popeye", l'ancien tueur à la solde du baron de la drogue colombien Pablo Escobar.

"Popeye", de son vrai nom Jhon Jairo Velásquez, apparaît dans trois vidéos de promotion du village, connu pour sa plage des Morts, diffusées sur Facebook par le conseiller municipal chargé du tourisme, Pascual Diaz.

L'ancien tueur colombien, qui a passé 23 ans en prison avant sa libération en 2014, y envoie au conseiller du "mon guerrier Pascual" et adresse à tous son "affection et respect". Il fait l'éloge de Carboneras comme "un village de fête, un village de plages magnifiques et un village d'exquise gastronomie".

Il ajoute que "les meilleures gambas de toute l'Espagne et de toute l'Europe sont celles d'Almeria", la province andalouse où se situe le village proche du parc naturel de Cabo de Gata.

Dans un entretien avec l'AFP en décembre 2015, "Popeye" disait avoir tué de ses propres mains "au moins 250 personnes, peut-être 300" et commandité quelque 3.000 autres meurtres.

Selon son avocat espagnol José García Bergillos, il a demandé de "faire une vidéo pour Pascual" afin de "localiser Carboneras sur la carte du monde". Très actif sur les réseaux sociaux, l'ancien tueur est suivi par plus de 668.000 personnes sur YouTube.

Mais les vidéos ont provoqué l'émoi dans le village. Invoquant la "mauvaise image" suscitée par une telle promotion, les socialistes ont réclamé la démission du conseiller, membre du Parti populaire (PP, conservateur) du chef de gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

Le conseiller a finalement supprimé les vidéos sur Facebook et publié mardi soir un post présentant ses "excuses pour les répercussions" qu'elles ont eues. Il assure n'avoir songé "à aucun moment" qu'elles pouvaient susciter la polémique ou "nuire à (son) village et (son) parti".

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