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Cet homme organise un rassemblement de soutien à Mickaël Harpon, le tueur des 4 policiers: "Ce n'est pas un terroriste"

Cet homme organise un rassemblement de soutien à Mickaël Harpon, le tueur des 4 policiers:

Le journal français Le Figaro rapporte qu'un homme qui avait fait parler de lui lors des élections européennes, s'autoproclamant le "candidat des banlieues", appelle à un rassemblement de soutien à Mickaël Harpon qui a tué jeudi dernier quatre policiers dans une préfecture de police à Paris. Hadama Traoré estime que le tueur n'était pas un terroriste animé par des revendications religieuses. "La personne qui ose dire que Mickaël Harpon était un terroriste animé par des revendications religieuses, je lui traite sa mère et je lui crache à la gueule", déclare-t-il dans une vidéo diffusée sur Facebook.  Il appelle à un rassemblement devant la mairie de Gonesse où vivait le terroriste. 

Ce mercredi matin, le ministre de l'Intérieur français Christophe Castaner a déclaré que cette manifestation allait être interdite.

Mickaël Harpon était converti à l'islam depuis une dizaine d'années et fréquentait des membres de la mouvance "islamiste salafiste", selon les enquêteurs qui s'interrogent aussi sur d'éventuels problèmes psychologiques vu son "comportement inhabituel et agité" la veille de l'attaque. Selon un rapport interne de la DRPP (Direction du renseignement de la PP (DRPP) où il était employé), Mickaël Harpon, qui était habilité secret défense, aurait déclaré à deux collègues "c'est bien fait", au sujet de l'attentat en janvier 2015 contre Charlie Hebdo. Mais ces derniers n'ont pas transmis de signalement écrit à leur hiérarchie.

Hier, lors de la cérémonie d'hommage aux quatre hommes tués à coups de couteau par Mickaël Harpon, face aux quatre cercueils alignés dans la cour de la Préfecture de police, Emmanuel Macron avait assuré qu'un "combat sans relâche" serait mené "face au terrorisme islamiste""Vos collègues sont tombés sous les coups d'un islam dévoyé et porteur de mort qu'il nous revient d'éradiquer", a lancé le chef de l'État à la centaine de personnes réunies dans un silence pesant. "La lumière sera faite, les interrogations levées, les responsabilités établies, la justice passera", a-t-il promis.

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