Condamnation d'un étudiant qui harcelait une journaliste en France: "J'aimerais b... son cadavre pendant que son mec regarde"

Condamnation d'un étudiant qui harcelait une journaliste en France:
(c) ISOPIX

Un étudiant en philosophie qui avait harcelé la journaliste française Nadia Daam sur internet après une chronique qui lui avait déplu a été condamné mercredi à cinq mois de prison avec sursis et 2.500 euros pour préjudice moral. Le parquet avait requis six mois de prison avec sursis et 7.500 euros d'amende. Jugé pour "menace de crime contre les personnes matérialisée par écrit, image ou autre objet", le jeune homme a été relaxé pour menace de mort mais déclaré coupable de menace de crime (viol) envers la fille de la victime.

Mercredi soir, un malaise s'est installé au tribunal correctionnel de Rennes quand le président a lu le long message posté sur le forum Blabla 18/25 du site jeuxvideo.com. Parmi des termes orduriers, grossiers et menaçants écrits en novembre 2017 par cet étudiant de 27 ans qui s'apprête à passer l'agrégation de philosophie, ceci: "j'aimerais baiser son cadavre pendant que son mec regarde".

Le texte comportait également des menaces de viol envers la fille de la journaliste. L'origine de ces propos? Une chronique de la journaliste Nadia Daam sur Europe 1 qui qualifiait le sulfureux forum de "poubelle à déchets non recyclables d'internet".

En effet, une virulente campagne menée sur le forum avait été lancée à l'encontre de deux militants féministes, Clara Gonzales et Elliot Lepers, obligeant ces derniers à désactiver la ligne téléphonique "anti-relou" qu'ils avaient créée pour décourager les auteurs de harcèlement. Cette chronique "a déclenché une forte émotion. Je me suis senti attaqué et sujet à une haine de classe que j'ai trouvée inadmissible sur le coup", a expliqué le prévenu avec aplomb, teint pâle et blouson en cuir, qui a reconnu être l'auteur du texte. Interrogé par le président Marc de Cathelineau sur d'éventuels regrets, le prévenu, au casier vierge, a estimé qu'il aurait dû donner "une forme plus +euphémisée+, plus construite et rationnelle que ce j'ai pu écrire là". Très émue, la journaliste de 40 ans, qui travaille désormais uniquement sur Arte, a rappelé à la barre le calvaire subi après ce "raid numérique" qui l'a contrainte à déménager ou encore à changer sa fille de collège.

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