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Nouvelle mobilisation de femmes "gilets jaunes" en France

Nouvelle mobilisation de femmes
Des femmes "gilets jaunes", montrant des photos de manifestants blessés par les forces de l'ordre, manifestent à Paris le 20 janvier 2019Eric FEFERBERG

Quelques centaines de femmes "gilets jaunes", parfois habillées en Marianne, ont de nouveau manifesté dimanche partout en France pour montrer leur implication dans le mouvement de protestation sociale qui s'exprime depuis deux mois et dénoncer "les violences policières".

Au lendemain de l'acte dix de leur mouvement, qui a réuni 84.000 personnes selon les chiffres officiels, elles étaient environ 150 dans la capitale, réunies près de la Tour Eiffel avant une marche vers la place de la Bastille. Certaines avaient écrit sur leur gilet "mamans en colère", d'autres étaient coiffées du bonnet phrygien.

"C'est un beau message de dire que les femmes ont aussi le droit de s'exprimer sur les sujets de société", a commenté Priscillia Ludosky, l'une des principales initiatrices du mouvement des "gilets jaunes", venue les soutenir.

Comme le 6 janvier, date de sa première édition, l'appel à une "marche des femmes" a essaimé un peu partout en France.

Elles étaient une centaine à Metz, 200 à Douai (Nord) et près de 300 à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) où des femmes en tête de cortège portaient de fausses traces de blessures au visage pour symboliser les "coups portés par le gouvernement" et dénoncer les "violences policières" dans les rassemblements antérieurs.

Même message à Lorient, où elles étaient une centaine pour dénoncer "police partout, justice nulle part".

A Bordeaux 120 personnes, selon la préfecture, femmes et hommes, ont pris le départ du défilé. "Le dimanche, il y a moins de CRS pour nous trousser", a plaisanté Geneviève Deyres, dite "Zézette".

"Malheureusement, on ne parle pas de notre mouvement (ndlr, la "marche des femmes") car on est pacifiste", a estimé cette retraitée de 63 ans. "On ne parle que des casseurs. C'est dommage qu'il faille qu'il y ait de la casse pour qu'on soit entendu."

Pour elle, le débat national lancé par Emmanuel Macron, "c'est de l'enfumage, on n'y participera pas."

A Toulouse, environ 130 personnes, dont quelques hommes, ont défilé dans le calme dimanche matin, au lendemain d'un cortège record qui a réuni quelque 10.000 personnes.

Cette affluence "veut dire que les gens sont malheureux parce que méprisés, pressés comme des citrons", a jugé Michelle, une commerçante retraitée qui a participé à toutes les manifestations depuis fin novembre. "Trop de taxes, trop de mépris de la part de nos gouvernants", dit-elle, gilet jaune sur le dos.

Si les gens continuent de se mobiliser, c'est parce qu'ils "sont conscients que le gouvernement ne les écoute pas", a estimé Léa, 40 ans.

burs-rfo/blb/spe

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