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Dan Coats allonge la liste des départs dans l'entourage politique de Trump

Le prochain départ du chef des services de renseignement américains Dan Coats, annoncé dimanche par Donald Trump, vient grossir les rangs déjà bien fournis des membres ou des proches de l'administration qui ont quitté leur poste depuis l'entrée en fonction du 45e président des Etats-Unis en janvier 2017.

- Dan Coats, directeur du renseignement national -

Au cours de son mandat, Dan Coats a régulièrement été en désaccord avec Donald Trump sur des sujets de première importance. Il semble avoir été parfois tenu à l'écart de certains dossiers, mais il s'est efforcé d'éviter une confrontation ouverte avec le président.

Il cessera le 15 août 2019 ses fonctions en tant que Directeur du renseignement national (DNI), un poste qui supervise et coordonne les activités de la CIA, de la NSA et des autres services de renseignement américains

Donald Trump a annoncé sur Twitter son intention de désigner pour le remplacer John Ratcliffe, un des élus républicains du Texas à la Chambre des représentants. M. Ratcliffe siège actuellement dans les commissions du renseignement, de la justice et de la sécurité intérieure de la Chambre.

- Kirstjen Nielsen, ministre de la Sécurité intérieure -

Le départ annoncé le 7 avril 2019 de la ministre de la Sécurité intérieure a signalé la volonté de Donald Trump de durcir encore sa politique d'immigration.

Les relations de Mme Nielsen avec Donald Trump ont longtemps été perçues comme difficiles. Mais alors qu'on disait que le président se plaignait constamment de son travail, elle est restée fermement loyale.

- Jim Mattis, ministre de la Défense -

Des divergences devenues insurmontables: Jim Mattis a annoncé le 20 décembre 2018 qu'il quittait son poste, critiquant notamment la stratégie diplomatique de Donald Trump.

Après l'annonce du retrait des troupes américaines en Syrie, cet ancien général des Marines était dans une position plus inconfortable que jamais, lui qui s'y était vigoureusement opposé.

- John Kelly, secrétaire général de la Maison Blanche -

"John Kelly partira à la fin de l'année": c'est ainsi que Donald Trump avait scellé le 8 décembre 2018, devant les journalistes, le destin de son plus proche conseiller qui avait rejoint la Maison Blanche le 31 juillet 2017.

- Jeff Sessions, ministre de la Justice -

Jeff Sessions a démissionné "à la demande" de M. Trump en novembre 2018. Il était la cible de critiques présidentielles depuis qu'il avait décidé, en mars 2017, de se récuser de toute enquête touchant à la Russie à cause de ses rencontres avec l'ambassadeur russe en pleine campagne présidentielle.

- Nikki Haley, ambassadrice à l'ONU -

Nikki Haley a annoncé début octobre 2018 sa décision de quitter son poste d'ambassadrice à l'ONU à la fin de l'année. Aucune explication claire n'a été fournie sur l'annonce surprise du départ de cette fille d'immigrés indiens au caractère affirmé, qui était devenue la femme la plus en vue du gouvernement.

- Scott Pruitt, ministre de l'Environnement -

Donald Trump avait accepté la démission de Scott Pruitt le 5 juillet 2018. Le dirigeant de l'agence de protection de l'environnement (EPA), qui a minutieusement détricoté le bilan environnemental de Barack Obama, était englué dans une cascade de scandales liés à son utilisation des fonds publics.

- Rex Tillerson, secrétaire d'Etat -

L'ancien PDG d'ExxonMobil a été limogé de son poste de chef de la diplomatie le 13 mars 2018, après des mois de tensions et d'humiliations de la part de Donald Trump sur la stratégie diplomatique américaine. Il a été remplacé par le chef de la CIA, Mike Pompeo.

- Gary Cohn, conseiller économique -

Cet ancien patron de la banque d'investissement Goldman Sachs a quitté son poste de conseiller économique principal du président le 6 mars 2018 pour protester contre la décision du dirigeant d'imposer de nouveaux droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminium, ultime goutte d'eau après plusieurs désaccords de fond entre lui et Donald Trump.

- Steve Bannon, stratège -

Le "président Bannon", comme était surnommé ce conseiller de l'ombre très influent, a joué un rôle crucial dans la dernière ligne droite de l'élection présidentielle remportée par Donald Trump, lorsqu'il a donné un virage résolument populiste à la campagne du milliardaire. Il a démissionné le 18 août 2017.

- Michael Flynn et H.R. McMaster, Sécurité nationale -

Michael Flynn n'a tenu que 22 jours comme conseiller à la Sécurité nationale. Ancien chef du renseignement militaire américain très apprécié de Donald Trump, il a fait les frais, le 13 février 2017, de l'affaire russe, dont il est l'un des principaux protagonistes.

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