Des milliers de jeunes pèlerins envahissent le Panama en chantant et dansant

Ils chantent et ils dansent au milieu des voyageurs de l'aéroport international Tocumen de Panama: une cinquantaine de jeunes pèlerins mettent l'ambiance dès leur arrivée au pays du Canal trans-océanique, où le pape François est attendu mercredi pour les Journées mondiales de la Jeunesse.

Ils brandissant fièrement devant des voyageurs ébahis, qui filment la scène, les drapeaux de leurs pays respectifs: Colombie, Argentine, Porto Rico, Cap Vert, Pérou, Brésil... C'est l'avant-garde des 200.000 pèlerins qui devraient venir à cette fête des jeunes catholiques du monde entier, voulue par Jean Paul II.

"Ici, nous venons de différents pays mais nous sommes unis par la même religion!", se réjouit Osvaldo Serrano, jeune Portoricain, qui espère bien avoir "encore plus de joie!" durant les JMJ, du 22 au 27 janvier.

"J'espère rencontrer Dieu et me retrouver moi-même, j'espère pouvoir partager avec d'autres jeunes d'autres pays", explique à l'AFP Manuela Sanchez, qui arrive de Colombie. Le pape François est selon elle "une personne merveilleuse qui nous soutient beaucoup, nous les jeunes, qui est l'un d'entre nous, qui se met à notre place".

Le souverain pontife n'arrivera de Rome à Panama que mercredi prochain, mais déjà les jeunes pèlerins investissent par centaines les églises, les centres commerciaux et les rues du pays. Ils sont reçus et acclamés dans les diocèses comme des héros. Des feux d'artifices sont parfois tirés en leur honneur.

"Les groupes arrivent en chantant dans leur langue, d'autres rayonnent de joie, dansent", raconte Angel Contreras, un des bénévoles qui assistent les pèlerins à l'aéroport.

Les paroisses dans tout le pays ont organisé l'accueil des jeunes, dont beaucoup seront hébergés par des Panaméens qui se sont portés volontaires.

- Dizaines de confessionnaux -

Claudio Pino et sa mère attendent ainsi deux jeunes filles, dont ils ne savent encore rien, pas même le nom.

"C'est formidable de voir tous ces gens qui viennent visiter notre petit pays. C'est comme la qualification du Panama pour le Mondial de foot en Russie!", s'enthousiasme Pino.

La capitale est déjà pavoisée de drapeaux du Panama et du Vatican tandis que les ouvriers mettent la dernière main aux scènes où va apparaître le pape. Dans le parc Omar, en centre-ville, des dizaines de confessionnaux attendent les jeunes pénitents.

Le pape François "peut apporter l'union et la paix à notre pays. C'est que nous voulons tous", espère Gregoria Ortega, une fidèle panaméenne.

D'autres, comme le retraité panaméen José Javier Reyes, souhaitent que le pape fasse des remontrances aux autorités du pays. Il voudrait, explique-t-il, que le pape dise au chef de l'État Juan Carlos Varela : "Voyons voir, M. le président... Vous vous y prenez mal, puisque vous avez une population de seulement quatre millions d'habitants, et chaque année il y a plus de pauvreté dans votre pays".

Pour veiller sur la sécurité des plus de 350.000 jeunes étrangers ou panaméens attendus, environ 30.000 policiers ont été mobilisés. "Vous pouvez être certains que tout a été prévu pour réagir rapidement en ce qui concerne la sédurité", insiste le vice-ministre de l'Intérieur Omar Pinzon.

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