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Disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi - LEAD Affaire Khashoggi: des ONG réclament une enquête internationale de l'ONU

(Belga) Les ONG Amnesty International, Human Rights Watch, Comité pour la protection des journalistes et Reporters sans frontières, ont réclamé jeudi l'ouverture d'une enquête de l'ONU sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

"La Turquie devrait faire appel à l'ONU pour lancer une enquête crédible et transparente", a déclaré Robert Mahoney, un des responsables du Comité pour la protection des journalistes, basé à New York, lors d'une conférence de presse conjointe au siège des Nations unies. L'enquête devrait permettre de déterminer les circonstances de la disparition du journaliste saoudien et de son possible meurtre. Son objectif devrait être d'identifier quiconque sera responsable d'avoir ordonné, planifié et exécuté une opération liée à cette affaire, estiment ces ONG. Jusqu'à présent, les appels dans le monde à une enquête portent sur des investigations indépendantes et transparentes, mais sans évoquer la nécessité qu'elle soit internationale. "Seule l'ONU a la crédibilité et l'indépendance requises pour dévoiler ceux qui sont derrière la disparition forcée de Khashoggi et les en rendre responsables", a abondé le directeur de Human Rights Watch, Louis Charbonneau, tandis que Christophe Deloire de Reporters sans frontières évoquait "l'une des affaires les plus choquantes et extrêmes de ces dernières années". "Si le gouvernement saoudien n'est pas impliqué dans ce qu'il est advenu à Jamal Khashoggi, alors il a le plus à gagner à voir une enquête impartiale de l'ONU déterminer ce qui s'est passé", a estimé de son côté Sherine Tadros d'Amnesty International. Interrogé lors de son point-presse quotidien sur la possibilité d'une enquête de l'ONU, le porte-parole de l'Organisation Stéphane Dujarric a répondu que des investigations étaient déjà menées par la Turquie et l'Arabie saoudite. Une enquête internationale des Nations unies peut être engagée par le secrétaire général Antonio Guterres "si toutes les parties en sont d'accord", a-t-il ajouté. Pour qu'elle soit efficace, une enquête "a besoin de la coopération des parties" impliquées dans le dossier, a-t-il insisté. Pour un diplomate turc s'exprimant sous couvert d'anonymat, "il n'y a pas de nécessité pour le moment de saisir l'ONU". "Elle n'a pas d'expertise" contrairement à la police et la justice turques, a-t-il fait valoir. (Belga)

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