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F1: Verstappen vainqueur d'un GP d'Allemagne à élimination

Une course "parmi les plus folles" qu'ils aient connues: Max Verstappen (Red Bull) a remporté devant Sebastian Vettel (Ferrari) et Daniil Kvyat (Toro Rosso) un Grand Prix d'Allemagne pluvieux qui a fait des dégâts parmi les favoris dimanche.

A commencer par Lewis Hamilton (Mercedes), quintuple champion du monde et leader du classement des pilotes. Parti en pole position, le Britannique est 9e (suite au déclassement des Alfa Romeo, qui entendent faire appel, pour des irrégularités au départ), après une sortie de piste, un tête-à-queue et une pénalité de cinq secondes pour une entrée non réglementaire dans les stands !

Le Finlandais Valtteri Bottas (Mercedes) et le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari), entre autres, ont eux abandonné après avoir perdu le contrôle de leurs monoplaces pour finir dans les barrières.

Le GP, qui s'est déroulé sous des averses de moins en moins fortes, a livré un scénario haletant.

Les arrêts aux stands pour passer des pneus pluie aux pneus slick et inversement se sont enchaînés, certains payants, d'autres coûteux, et la voiture de sécurité n'a pas chômé, conséquence des nombreux incidents et pannes.

"C'était très piégeux. Il fallait rester très concentrés car on ne pouvait pas se permettre beaucoup d'erreurs", a raconté Verstappen, qui a manqué son départ puis est parti en tête-à-queue, sans conséquence toutefois.

"Je peux dire après coup que j'ai fait ça pour amuser le public mais, la vérité, c'est que c'était compliqué à ce moment-là", a-t-il poursuivi. "Je crois que la communication avec mon équipe a été cruciale et que nous avons fait les bons choix, ce qui nous a donné la victoire."

- Rédemption -

Pour le Néerlandais, qui prend aussi le point du meilleur tour, c'est le deuxième succès cette saison, après l'Autriche fin juin.

Ce sont également les deux seules épreuves (sur onze) que n'ont pas remportées les pilotes Mercedes, Hamilton (qui compte sept succès) et Bottas (deux).

Au classement des pilotes, le Britannique et son équipier finlandais, deuxième, sont désormais séparés par 41 points. Verstappen, troisième, se rapproche à 63 longueurs d'Hamilton et Vettel, quatrième, à 84.

Chez les constructeurs, Ferrari remonte à 148 unités des Flèches d'argent et Red Bull à 192.

"Mercedes est toujours très loin devant nous au Championnat et reste l'équipe dominante", rappelle Verstappen. "C'était une journée compliquée et il était facile de faire une erreur. Pour être à leur niveau, nous avons encore du travail."

Pour Vettel, "il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils ne marquent pas de points lors des prochaines courses, bien au contraire. A nous de progresser pour les mettre sous pression, car on fait des erreurs sous pression", exhorte l'Allemand.

Pour lui comme pour Kvyat, qui monte sur le podium pour la troisième fois de sa carrière en F1 après le GP de Hongrie 2015 (2e) et le GP de Chine 2016 (3e), ce résultat a un goût de rédemption.

- Appel du pied -

A plusieurs titres pour le pilote Ferrari, qui était sorti sous la pluie alors qu'il menait devant son public l'an dernier, déçoit cette année et n'était que 20e et dernier sur la grille, un problème de turbo l'ayant privé des qualifications.

"Je suis évidemment très heureux", a assuré le pilote de 32 ans. "Pour l'équipe d'abord. Nous traversons une période difficile, nous faisons des erreurs et nous ne sommes pas au niveau où nous voudrions être, mais je crois qu'il faut continuer à croire en nous et notre jour viendra."

Le Russe, quant à lui, a retrouvé son baquet chez Toro Rosso cette saison après un parcours chaotique ces dernières années. Promu de l'écurie italienne à Red Bull en 2015, il a été rétrogradé en 2016 puis remercié courant 2017 et n'a pas disputé la saison 2018.

"C'est tout le poids de ces trois dernières qui s'envole des mes épaules", a confié celui qui est devenu papa d'une petite fille samedi. "J'ai aussi affirmé de la meilleure des manières que je suis prêt pour reproduire ce genre de performance de façon régulière", a-t-il poursuivi.

Difficile de ne pas y voir un appel du pied à Red Bull, la "grande soeur" de Toro Rosso, chez qui Pierre Gasly est en ballotage défavorable tant qu'il ne signera pas régulièrement de bons résultats.

Dimanche, le Français n'a pas terminé, à l'instar de six autres pilotes, après s'être accroché avec le Thaïlandais Alexander Albon (Toro Rosso), ce dont les commissaires de course l'ont jugé responsable sans toutefois le sanctionner.

La F1 reprend ses droits dès la semaine prochaine en Hongrie, avant la trêve estivale.

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