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GP de Hongrie: Vettel-Hamilton, dernier duel avant la trêve

GP de Hongrie: Vettel-Hamilton, dernier duel avant la trêve
Les pilotes de F1 Lewis Hamilton et Sebastian Vettel, le 23 juillet 2018 au CastelletBoris HORVAT

Partir en vacances l'esprit tranquille: les favoris pour le titre mondial en Formule 1, le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) et l'Allemand Sebastian Vettel (Ferrari), s'affrontent une dernière fois en Hongrie ce week-end avant la trêve estivale.

Celui qui sortira de la 12e manche de la saison en tête du Championnat du monde passera un meilleur été. Les deux rivaux, qui n'ont de cesse de se prendre et de se reprendre la première place, ne peuvent l'ignorer.

Le baromètre penche pour l'heure du côté d'Hamilton, que son succès inespéré en Allemagne dimanche dernier a replacé en tête pour 17 sept points, après deux courses frustrantes (abandon sur casse mécanique en Autriche, 2e place après un accrochage avec Räikkönen au premier tour en Grande-Bretagne).

Mais la chance peut tourner en un coup de volant, à l'image de la panne qui a écourté les qualifications du Britannique à Hockenheim ou de la sortie de piste sous la pluie qui a contraint Vettel, à qui la victoire semblait promise, à l'abandon devant son public.

On a donc laissé un pilote Mercedes gonflé à bloc après "un des plus grands succès de (sa) carrière", conquis depuis la 14e place sur la grille, et un pilote Ferrari déçu et contrarié par une "petite erreur (qui a eu) un énorme impact". Comment les retrouvera-t-on de vendredi à dimanche ?

- Hamilton "rassuré" -

Hamilton, qui se plaint régulièrement depuis le début de l'année de "ne pas boxer dans sa catégorie", aura-t-il capitalisé pour retrouver durablement tous ses moyens ?

"Il est rassurant de savoir que je peux conduire aussi bien que cela, a-t-il expliqué jeudi. Mais de là à dire que c'était un tournant dans la saison... Il y a déjà eu pas mal de tournants, cela peut encore changer."

Vettel évitera-t-il la spirale négative qu'il avait connue lors des trois GP asiatiques de l'automne dernier (abandons à la suite d'un accrochage à Singapour et d'un problème mécanique au Japon, qualifications manquées à cause d'une panne en Malaisie) ?

Le quadruple champion du monde 2010-2013 n'a pas eu à répondre à cette question jeudi, lui et les autres membres de Ferrari ayant été dispensés des habituelles conférences de presse suite au décès la veille de l'emblématique patron de la marque au cheval cabré, Sergio Marchionne.

S'il parvient à garder la tête froide, l'Allemand a l'avantage sur le papier: le Hungaroring réussit moins à Mercedes et la Scuderia a démontré qu'elle dispose d'une monoplace à la fois plus performante et plus fiable que sa rivale allemande.

- "Bon" pour Red Bull -

Anonyme en Allemagne (avec la 4e place du Néerlandais Max Verstappen et l'abandon consécutif à un problème mécanique de l'Australien Daniel Ricciardo, parti en fond de grille à la suite du changement de plusieurs éléments de son moteur), Red Bull espère contrarier leur duel, comme en Chine, à Monaco (victoires de Ricciardo) et en Autriche (succès de Verstappen).

"Hâte d'être en Hongrie, ça devrait être bon pour nous", prévient le prodige néerlandais sur Instagram. Le tortueux tracé valorise en effet les appuis aérodynamiques caractéristiques de la monoplace autrichienne plutôt que la puissance moteur qui lui fait défaut.

La pluie, qui a poussé Vettel à la faute et propulsé Hamilton vers la victoire à Hockenheim, pourrait, elle, de nouveau s'avérer décisive à Budapest, où l'on attend de fortes chaleurs et des orages.

Côté français, Romain Grosjean (Haas) tentera de marquer des points pour la troisième fois après un début de saison difficile, Esteban Ocon (Force India) de passer son équipier Sergio Pérez au Championnat du monde, et Pierre Gasly (Toro Rosso), au régime pour pallier l'ajout de pièces lourdes à sa monoplace, d'en tirer le meilleur en dépit du déficit de performance de son moteur Honda.

A noter aussi la confirmation par McLaren, en pleine refonte de ses effectifs, du débauchage du directeur technique de Toro Rosso James Key, sans plus de précision sur la date de son arrivée ou ses futures fonctions.

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