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GP de Russie: Mercedes revendique son invincibilité

GP de Russie: Mercedes revendique son invincibilité
Le Britannique Lewis Hamilton lors des essais 2 du GP de Russie le 28 septembre 2018ANDREJ ISAKOVIC

Invaincue en quatre éditions du Grand Prix de Russie, Mercedes a la ferme intention de prolonger cette série: elle l'a démontré en dominant par l'entremise de Lewis Hamilton la première journée d'essais (libres) sur le circuit de Sotchi vendredi.

Le Britannique, leader du Championnat du monde avec une confortable marge de 40 points, à six courses du terme, a clôturé les débats par un chrono de 1 min 33 sec 385/1000 en deuxième séance, l'après-midi.

"Sotchi a été par le passé parmi mes points faibles, particulièrement l'an dernier (4e des qualifications et de la course, ndlr). J'ai donc beaucoup travaillé pour corriger cela, a confié le quadruple champion du monde à sa sortie de voiture. Aujourd'hui est encourageant."

Sur les lieux de sa toute première victoire en F1, l'an dernier, son coéquipier Valtteri Bottas, qui se place à 199/1000, pourrait bien être la principale menace pour le vainqueur des deux dernières courses.

Le Finlandais a toujours surclassé ses coéquipiers en qualifications en Russie, chez Williams de 2014 à 2016, et encore l'an dernier chez Mercedes. Restera-t-il fidèle à ses habitudes samedi à 15h00 locales (14h00 françaises) ?

"Sur le papier, nous avons l'air compétitifs", remarque Bottas, en saluant les évolutions aérodynamiques introduites par Mercedes ce week-end. "Mais on n'est que vendredi. Ferrari n'a pas l'air d'avoir tout donné, ils seront probablement plus forts demain."

- Ferrari a "du terrain à rattraper" -

Les principaux adversaires des Flèches d'argent sont en effet relégués à cinq dixièmes minimum.

Sebastian Vettel, surtout, n'est que cinquième, derrière les Red Bull du Néerlandais Max Verstappen et de l'Australien Daniel Ricciardo, devant son propre coéquipier finlandais Kimi Räikkönen.

"Il y a des vendredis meilleurs que d'autres, a commenté l'Allemand de Ferrari. Nous avons des difficultés avec les pneus, avec ou sans trafic. Nous avons du terrain à rattraper."

Vettel avait pourtant signé le meilleur chrono du matin, devant Verstappen, Hamilton et Bottas. Mais, contrairement à la concurrence, les Mercedes n'avaient pas encore chaussé de pneus hyper-tendres, les plus rapides à leur disposition ce week-end.

Quoi qu'il en soit samedi, les Red Bull ne seront pas une menace dimanche, car reléguées en fond de grille par des changements de moteur et de boîte de vitesses au-delà des quotas autorisés.

Ricciardo et Verstappen reviennent en effet à la version précédente de leur groupe propulseur Renault, le temps de résoudre les problèmes de fiabilité de la spécification la plus récente.

Les pilotes Toro Rosso, le Français Pierre Gasly (8e temps vendredi après-midi) et le Néo-Zélandais Brendon Hartley, qui bénéficient eux d'une version améliorée de leur unité de puissance Honda, les accompagneront en queue de peloton. Ce sera aussi le cas de l'Espagnol Fernando Alonso (McLaren).

En milieu de tableau, Racing Point Force India semble la force la plus solide, avec le Mexicain Sergio Pérez 7e et le Français Esteban Ocon 9e des essais libres 2.

- Grosjean et Magnussen reconduits -

La grille de départ de 2019 s'est un peu plus précisée vendredi matin avec l'annonce de la reconduction attendue chez Haas du Français Romain Grosjean et du Danois Kevin Magnussen.

"Ils se poussent l'un l'autre à s'améliorer et leurs retours nous permettent d'être meilleurs, justifie le "team principal" de Haas Guenther Steiner.

"Ce n'est pas un hasard si, pour leur deuxième année en tant que coéquipiers, Haas connaît sa meilleure saison. En gardant Romain et Kevin, nous voulons faire encore mieux l'an prochain."

"Continuer sur une quatrième saison, c'est une belle chose, a pour sa part réagi Grosjean, 15e seulement de la FP2. J'espère que ça n'est pas la dernière et qu'on continuera encore parce que c'est une équipe dans laquelle je me sens bien."

Les interrogations perdurent par contre du côté de Williams et Toro Rosso, où l'on attend un retour imminent du Russe Daniil Kvyat. Quel meilleur moment que son GP national pour l'annoncer ?

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