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Jean-Marie Bockel "dévasté" mais "très fier" de son fils tué au Mali

Jean-Marie Bockel
Un hommage aux soldats français tués dans un accident d'hélicoptère au Mali, dont Pierre Bockel (2e photo), à Pau le 25 novembre 2019GAIZKA IROZ

Le sénateur du Haut-Rhin Jean-Marie Bockel s'est dit "dévasté" par la mort de son fils Pierre, tué lundi dans l'accident entre deux hélicoptères de l'armée française au Mali, mais a insisté sur sa fierté envers ce "fils merveilleux", un "soldat engagé, sachant pourquoi il était là", mardi sur BFMTV.

"Comme les 12 autres familles, nous sommes infiniment tristes, et fiers de notre enfant", a dit l'ancien secrétaire d'Etat chargé de la Défense (2008-2009) à la chaîne d'informations.

"Notre peine est immense. Notre fils était un des deux pilotes, celui du Cougar, une machine qu'il connaissait bien, c'était la 4e fois qu'il venait en +opex+ (en opération extérieure, ndlr) au Mali, et si j'accepte de vous parler c'est aussi un peu pour lui rendre hommage, parce que je n'ai pas le coeur à cela".

"C'était un garçon, un fils merveilleux, il était profondément doux, pacifique, attentionné, et passionné par son métier, soldat engagé et sachant pourquoi il était là", a ajouté M. Bockel à propos de son fils, âgé de 28 ans, "passionné d'aviation" et qui avait passé son brevet de pilote "à 14-15 ans".

"C'était quelqu'un qui était passé par le scoutisme, avec des engagements très tôt, et depuis quelques temps il avait une fiancée, qui attend d'ailleurs un bébé de lui", a poursuivi le sénateur centriste sur BFMTV. "C'était un garçon merveilleux, adoré de son frère, de ses soeurs, qui aimait profondément sa fiancée... Nous sommes dévastés, je ne peux pas dire autre chose".

"Il forçait notre admiration. Il savait ce qu'il voulait, il était à son affaire, heureux de faire ce qu'il faisait, et quand il nous parlait de ses +opex+ il avait plutôt tendance à nous rassurer, à minimiser les risques, évidemment, comme le fait un fils envers ses parents", a encore raconté Jean-Marie Bockel, qui fut également maire de Mulhouse durant plus de 20 ans.

Treize militaires français de la force Barkhane ont péri lundi soir au Mali dans la collision de deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar, lors d'une opération de combat contre des jihadistes, dans un contexte de forte insécurité au Sahel.

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