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La Commission européenne défend la promotion du bras droit de Juncker

La Commission européenne défend la promotion du bras droit de Juncker
Le nouveau secrétaire général de la Commission européenne Martin Selmayr (à droite) parle avec le président de la Commission Jean-Claude Juncker, le 22 mars 2018 pendant un sommet européen à BruxelleEmmanuel DUNAND

La Commission européenne a assuré dimanche que la promotion, éclair et controversée, du bras droit de son président Jean-Claude Juncker, l'Allemand Martin Selmayr, était "en totale conformité" avec la procédure.

La nomination de Martin Selmayr, 47 ans, ancien chef de cabinet de M. Juncker, au poste de secrétaire général de la Commission européenne, la fonction la plus élevée dans l'administration de l'institution, a été critiquée par le Parlement européen.

Les élus ont posé 134 questions à la Commission sur les conditions de cette nomination et le respect des règles internes de l'institution.

Dans sa réponse de 80 pages, publiée sur son site, la Commission assure que "la décision a été prise par le collège des commissaires à l'unanimité, en conformité totale avec le règlement intérieur et les règles de procédure de la Commission".

Les critiques dénoncent la manière dont M. Selmayr a été promu le 21 février: en une seule réunion, il a été nommé secrétaire général adjoint, et quelques minutes plus tard, secrétaire général, quand le titulaire du poste Alexander Italianer a annoncé son départ.

La Commission a confirmé que M. Juncker connaissait depuis 2015 le projet de départ de M. Italianer, et en avait fait état à M. Selmayr, mais a démenti tout plan ourdi par MM. Juncker et Selmayr pour propulser l'Allemand jusqu'à ce poste.

Elle précise, par ailleurs, que techniquement M. Selmayr n'a pas obtenu de promotion, restant au même grade.

La députée européenne Sophie in't Veld, membre du parti libéral, a récemment jugé que cette affaire "détruit la crédibilité de l'Union européenne en tant que champion de l'intégrité et de la transparence".

Membre du Parti populaire européen, Jean-Claude Juncker a averti jeudi les dirigeants membres du PPE qu'il démissionnerait si Martin Selmayr devait être renvoyé.

"M. Selmayr ne va pas démissionner car je suis le seul en mesure de lui demander de démissionner", a-t-il déclaré le lendemain.

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