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Syrie: les forces arabo-kurdes "négocient" l'évacuation des civils du réduit de l'EI (coalition)

Syrie: les forces arabo-kurdes
Des combattants du groupe Etat islamique qui se sont rendus aux Forces démocratiques syriennes (FDS), sont transportés en camioin hors de Baghouz, le 20 février 2019 Bulent KILIC
Syrie

Les forces arabo-kurdes engagées dans l'est syrien contre le groupe Etat islamique (EI) "négocient" la sortie des civils de l'ultime réduit jihadiste, a indiqué jeudi la coalition internationale emmenée par Washington.

Des centaines de personnes, des hommes mais aussi des femmes et des enfants, ont pu quitter mercredi la poche encore tenue par l'EI dans le village de Baghouz, mais un "nombre important" de civils sont toujours dans le secteur, mettent en garde les Forces démocratiques syriennes (FDS).

"Les forces de la coalition, notamment américaines, continuent de soutenir les FDS alors qu'elles négocient la libération de civils innocents (...)" a indiqué à l'AFP un porte-parole de la coalition internationale, Sean Ryan.

Sans évoquer le sort qui attend les jihadistes, il a pointé du doigt leur "défaite inévitable" à Baghouz.

Contactés par l'AFP, des responsables des FDS n'ont pas immédiatement réagi à ces déclarations.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état mercredi de "négociations" en cours entre les FDS et l'EI pour obtenir une "capitulation" des jihadistes retranchés, évoquant un possible "accord aux contours encore vagues".

A Baghouz, l'EI ne tient plus que quelques pâtés de maisons. Les irréductibles du "califat" sont retranchés dans des tunnels, au milieu d'un océan de mines enfouies pour entraver l'avancée des FDS.

"Il existe encore un nombre important de civils à l'intérieur (de la poche jihadiste) en plus des combattants", a indiqué mercredi à l'AFP un porte-parole des FDS, Adnane Afrine, disant s'attendre à de nouvelles évacuations dans les prochains jours.

Par le passé, il avait expliqué que ces civils sont principalement les proches de l'EI, les femmes et les enfants des jihadistes.

En 2014, l'EI avait conquis de vastes régions en Syrie et en Irak, proclamant un "califat" sur un territoire vaste comme le Royaume-Uni. Mais confrontés à de multiples offensives, les jihadistes ont vu leur territoire se réduire comme peau de chagrin.

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