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Trois Palestiniens tués à Gaza après une salve de roquettes sur Israël

Trois Palestiniens tués à Gaza après une salve de roquettes sur Israël
Des proches portent la dépouille de Mohamed Samir al-Taramsi, un des trois Palestiniens tués près de la frontière entre Israël et la bande de Gaza dans des frappes israéliennes en représailles à des MAHMUD HAMS
ISRAEL

Trois Palestiniens ont été tués par des soldats israéliens dans le nord de la bande de Gaza, après une première série de tirs de roquettes en plus d'un mois en provenance de l'enclave, selon le ministère de la Santé à Gaza.

Dans la nuit de samedi à dimanche, trois roquettes ont été tirées à partir de la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement armé palestinien Hamas, en direction d'Israël, a rapporté l'armée israélienne.

Deux des trois roquettes ont été interceptées par le dispositif antimissile israélien "Dôme de fer" et des fragments de roquettes se sont abattues sur une résidence de Sdérot, ville située à quelques kilomètres à l'est de la bande de Gaza, selon l'armée et la police israéliennes.

Personne n'a été directement blessé par ces fragments de roquettes, mais quatre civils ont été traités pour des "crises de panique", dont une dame de 76 ans évacuée à l'hôpital, d'après les secours israéliens.

En représailles à ces frappes, l'armée israélienne a annoncé avoir tiré à partir d'un hélicoptère et d'un char en direction de "suspects armés de Gaza s'approchant de la barrière" séparant Israël de l'enclave palestinienne.

Le ministère de la Santé à Gaza a dénombré dimanche matin trois morts dans ces frappes israéliennes: Mahmoud Adel al-Walaydeh, 24 ans, Mohamed Farid Abou Namous, 27 ans, et Mohamed Samir al-Taramsi, 26 ans. Les trois corps, ainsi qu'un blessé, ont été transportés à l'hôpital indonésien de Gaza, selon le ministère.

Ni le Hamas, ni son allié, le Jihad islamique, n'ont revendiqué l'opération. Le porte-parole du mouvement islamiste à la tête de Gaza a toutefois prévenu dans un communiqué que "la poursuite des crimes et du blocus injuste de Gaza (par Israël)" mènerait à une "escalade" et ferait "exploser la situation".

- Première depuis juillet -

Dans la nuit de vendredi à samedi, une première roquette avait été interceptée par le bouclier antimissile israélien. Ce tir était le premier du genre depuis le 12 juillet en provenance de Gaza, où vivent environ deux millions de Palestiniens.

En représailles, un avion de combat israélien avait frappé samedi au moins trois cibles dans la bande de Gaza, selon une source de sécurité palestinienne. L'armée israélienne a pour sa part fait état de deux frappes contre des "cibles souterraines" du Hamas dans le nord et dans le centre de l'enclave.

Si ces tirs de roquettes sont les premiers depuis mi-juillet, ils surviennent toutefois au terme d'une dizaine de journées de tensions dans l'enclave contrôlée depuis 2007 par le Hamas, ennemi d'Israël.

La semaine dernière, Israël avait annoncé avoir déjoué une attaque "importante" à sa frontière avec Gaza en tuant quatre Palestiniens en "uniformes", munis de fusils d'assaut, de lance-roquettes et de grenades et qui tentaient de s'infiltrer côté israélien.

Le Hamas n'avait pas revendiqué cette tentative d'infiltration et les autorités israéliennes n'ont pas précisé l'allégeance de ce commando présumé. Mais ils ont imputé, comme de coutume, la responsabilité au mouvement islamiste qui contrôle Gaza.

Le Hamas et Israël se sont livré trois guerres depuis 2008.

Depuis mars 2018, la bande de Gaza est le théâtre le long de la barrière frontalière avec Israël de protestations hebdomadaires généralement accompagnées de violences, pour réclamer notamment la levée du strict blocus israélien imposé depuis plus de dix ans à l'enclave.

Au moins 305 Palestiniens ont été tués depuis mars par des tirs israéliens, pour la grande majorité lors des heurts qui accompagnent ces rassemblements. D'autres sont morts dans des frappes israéliennes, en représailles à des actes hostiles en provenance de l'enclave.

Sept Israéliens ont été tués dans le cadre de ces violences.

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