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Le procès des DOCKERS de la manifestation nationale: "On y allait bravement avec la cocaïne"

Le procès des DOCKERS de la manifestation nationale:
Image d'illustration

Le parquet de Bruxelles a requis jeudi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles une peine d'un an de prison avec sursis à l'encontre d'un docker anversois impliqué dans les échauffourées de la manifestation nationale du 6 novembre 2014. L'homme a reconnu qu'il avait visé la police, mais a rejeté la responsabilité aux syndicats qui auraient chauffé les militants à blanc et les auraient gavés d'alcool. Un de ses collègues, de Zeebrugge, a été condamné jeudi à un an de prison avec sursis.


La boisson était encore bien présente tout au long du parcours

"Nous les dockers sommes frustrés parce que notre statut spécial est menacé", a expliqué jeudi l'homme de 37 ans. "Les syndicats ont appelé à des actions fortes à Bruxelles. Dans les trains qui nous amenaient à la manifestation, la bière coulait à flots et on y allait bravement avec la cocaïne. Il ne faut pas s'étonner par après que nous soyons tellement excités à notre arrivée à Bruxelles. La boisson était encore bien présente tout au long du parcours et, du côté francophone, nous avons été incités à aller au combat avec la police. Je reconnais que j'ai lancé des mottes de terre, mais je pensais le faire en direction de journalistes qui prenaient des photos."


De nombreux dégâts enregistrés

Les cibles semblent finalement avoir été des agents en civil. Le parquet de Bruxelles a requis une peine de prison avec sursis ou une peine de travail et l'individu a lui-même plaidé pour une peine de travail. Le jugement est attendu pour le 19 novembre. Au cours des débordements qui ont émaillé la manifestation nationale de l'an dernier, quelque 150 policiers ont été blessés, 11 véhicules ont été incendiés et 62 autres endommagés. La police locale de Bruxelles a identifié et interpellé 54 suspects, dont une bonne partie a déjà été condamnée à des peines de travail. Fin septembre, quatre derniers suspects ont été appréhendés. Ils comparaîtront fin octobre devant le tribunal.

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