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Scandale dans un hôpital d’Anvers: une centaine de patients peut-être contaminés par l’hépatite B ou le VIH

Scandale dans un hôpital d’Anvers: une centaine de patients peut-être contaminés par l’hépatite B ou le VIH
 
 

110 patients ont été rappelés par l'hôpital Saint-Vincent d'Anvers (groupe GZA) suite à une erreur de désinfection du matériel d'endoscopie, révèle la Gazet Van Antwerpen ce mercredi. Cette erreur a été détectée lors d'un contrôle de qualité en octobre dernier. L'hôpital a découvert qu'une erreur avait été commise dans l'entretien d'un appareil qui pilote un bain de désinfection pour endoscopes. Le technicien a échangé deux tubes lors du raccord de l'appareil, ce qui a pu entraîner un mauvaise stérilisation des appareils. Le matériel d'endoscopie est utilisé, entre autres, pour dépister le cancer du colon. Du sang se trouve alors sur l'appareil qui doit être soigneusement désinfecté.

"Il s'agit ici du pire des scénarios", souligne la porte-parole, Hilde Brems. "Les appareils sont, en effet, nettoyés après leur utilisation, mais nous ne pouvons pas garantir à 100 % qu'aucune infection ne s'est développée."

Les patients concernés par l'erreur et qui ont donc été en contact avec du sang étranger et possiblement contaminé ont reçu l'information via un courrier envoyé par l'hôpital. Il leur est demandé de se soumettre à une analyse de sang gratuite le plus rapidement possible et dans les six mois qui suivent.

Ils risquent une infection intestinale et plus rarement une hépatite B. Il y a également un risque, même s’il est extrêmement limité, d'avoir contracté le VIH.

"Le mode de transmission du VIH d'une personne à l'autre nécessite un contact étroit et la simple manipulation du matériel médical pour un entretien est insuffisant ou rend le risque de transmission presque nul. Pour l'hépatite B, nous savons à l'avance que les patients en souffrent et nous prenons des mesures de précaution supplémentaires et donc le risque de contamination est très faible", rassure Kristiaan Deckers, directeur médical du groupe GZA.

Bien que le risque soit minime, l'hôpital veut prendre ses responsabilités. En outre, GZA envisage de poursuivre en justice le fabricant qui a commis l'erreur. "Notre service juridique se penche actuellement sur la question", indique Hilde Brems.




 

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