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Arcelor Mittal à Liège pourrait changer de propriétaire

Arcelor Mittal à Liège pourrait changer de propriétaire

Le groupe Arcelor Mittal est devenu tellement grand qu'il va devoir céder une partie de ses activités, afin de pas être en situation de monopole. A Liège, seule l'activité de galvanisation fonctionne encore. Elle pourrait être revendue dans les prochains mois.

Trop gros ! Le groupe de sidérurgie Arcelor Mittal va devoir revendre une partie de ses activités en Europe. Probablement ses lignes de galvanisation de l'acier, à Liège, au Luxembourg et en Roumanie. 

Des lignes qui ont justement été rénovées récemment, alors que le contexte économique était favorable. Et, pour le moment, c'est justement cette rénovation récente qui rassure les syndicats. "On n'a pas peur pour l'emploi parce qu'il est clair qu'une cession doit s'accompagner de garanties. On a une CCT 32bis qui garantit les salaires, les conditions [de travail] et tous les avantages dont les travailleurs bénéficient", explique Jordan Atanasov, secrétaire régional CSC Métal, au micro RTL Info de Julien Modave.

 

Tout ceci arrive parce qu'Arcelor va faire l'acquisition de l'énorme usine Ilva à Tarente, dans les Pouilles en Italie. Elle produit 11 millions de tonnes d'acier chaque année. Mais, pour que ce rachat puisse se faire, les règles européennes exigent que le groupe mondial réduise un peu la voilure : en revendant une partie des activités pour lesquelles Arcelor Mittal est déjà en situation de monopole.

Une situation qui pourrait s'annoncer plus compliquée que prévue. Les entreprises qui pourraient être intéressées par les sites concernés, y compris celui de Liège, sont elles aussi gigantesques. L'Indienne Tata vient de s'associer à l'Allemande Thyssen Krupp, alors que ce dernier est aussi sous la loupe des autorités européennes, à cause de sa taille.

Le site liégeois pourrait alors être racheté par une plus petite entreprise. C'est l'analyse que fait Didier Van Caille, professeur d'économie à l'ULG. Il travaille surtout sur le diagnostic et le contrôle des entreprises. "On peut penser qu'éventuellement un Sud-américain, un Américain, un Asiatique pourraient être intéressés mais, inévitablement, ça risque d'être un petit acteur. Il faudra alors se préoccuper de connaitre sa liquidité, sa solvabilité."

 

Quelle partie du site sera à vendre ? Combien de lignes et d'emplois seront touchés à Liège et dans le reste de l'Europe ? La décision devrait être annoncée avant le 21 mai, date butoir pour le rachat du site italien et du dépôt du dossier devant les institutions européennes.

 

 

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