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Anthony, un Hennuyer, est meneur de chiens et veut gagner les championnats du monde: "C'est avant tout un mode de vie"

 
 

Des chiens qui courent à toute vitesse et un meneur qui dirige l’attelage appelé "musher". C’est le quotidien d’Anthony depuis 5 ans, un Hennuyer. Son objectif : gagner les championnats du monde. Et pour atteindre tout objectif, il faut de la rigueur. Alors tout commence par de l’entraînement en forêt ; quatre à cinq fois par semaine entre septembre et mars, la période de l’année la plus froide. "Ils sont capables de courir 30 à 35 kilomètres, non-stop, à une vitesse moyenne située entre 15 et 20 km/h suivant le sol. Naturellement, la vitesse sur le sol ne sera pas la même que sur neige."

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Anthony fait partie de l’équipe nationale belge. Sur les 300 'musher' que compte la Belgique, il est un des seuls à réaliser des compétitions mi-distance. De 200 à 300 km sur plusieurs jours. Comme à Lekkarod, une course en plein cœur des Alpes. La préparation sportive est intense mais c’est surtout une passion. "Musher, c'est avant tout un mode de vie. Au-delà de la passion pour la nature et pour les chiens. C'est un partage au quotidien."

Ce sont des chiens issus de maltraitance

Anthony exerce un autre métier : technologue de laboratoire car la discipline est difficile à pratiquer en Belgique et elle est non reconnue comme un sport à part entière. Les conditions climatiques sont peu propices. "On doit compenser tout le problème qu'on a. On n'a pas de dénivelé en Belgique. On se retrouve dans des compétitions en montagne, on doit compenser cela. On doit utiliser des équipements un peu plus lourds pour pouvoir travailler nos chiens et les muscler pour compenser cet effort-là."

Des chiens abandonnés dans les refuges

Anthony ne s’occupe pas que de 6 chiens. À la maison, il y en a 13 au total. Des chiens abandonnés et laissés dans des refuges : "Ce sont des chiens issus de maltraitance. J'ai de la place à la maison donc je les prends." Des Husky, soit une race de chien qui pour lui n’est pas comme les autres. "Ce sont des chiens spécifiques pour le sport et pour le travail en général. L'idée de prendre des chiens et de les mettre dans un appartement pour dire qu'on va les sortir 10 ou 15 minutes par jour. Ce n'est pas suffisant. On se retrouve alors avec des abandons parce que le chien va détruire ou être agressif."

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Au cours des années, Anthony a su les apprivoiser, les éduquer, mais aussi créer un environnement qui leur permet de se défouler. "Ils font partie de ma famille. Ils me prennent autant de temps que ma fille et ma compagne. Ça s'apprend avec le temps et simplement des promenades."

Il faut deux heures par jour pour s’en occuper en plus des heures d’entraînement. L’investissement financier est conséquent: jusqu’à 15 000 euros par an. En novembre prochain, les plus athlétiques participeront à de nouvelles compétitions: les championnats du monde "terre" en Belgique et la course internationale de chiens de traîneau l’hiver prochain.


 

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