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Mondial de hand: les Bleus vont passer au "révélateur norvégien" (Gille)

Mondial de hand: les Bleus vont passer au
Le sélectionneur des Bleus, Guillaume Gille, en conférence de presse à Créteil, le 28 janvier 2020ALAIN JOCARD
 
 

Décevante à l'Euro 2020 et encore la semaine dernière face à la Serbie, l'équipe de France masculine de handball va "passer au révélateur norvégien" jeudi (20h30) dès son premier match du Mondial en Egypte, a estimé son sélectionneur Guillaume Gille mercredi dans un entretien à l'AFP.

A leur arrivée mardi soir dans leur bulle sanitaire située juste en face des pyramides de Gizeh, les Bleus ont appris qu'ils affronteraient lundi en 3e adversaire non plus les Etats-Unis, décimés par des cas de Covid-19, mais la Suisse, un adversaire avec "plus de densité" selon l'entraîneur des Bleus.

Q: Le réveil face aux pyramides a dû vous aider à relativiser les soucis d'ordre sportif et sanitaire...

R: "Ce pays est particulier, on a l'impression que l'histoire nous contemple. C'est juste majestueux et en même temps très frustrant parce qu'on vient pour faire du handball et rentrer dans ce Mondial. Les pyramides, on ne les verra que de notre balcon. On est dans de très bonnes conditions, on est dans un superbe hôtel, on a la possibilité d'être en extérieur, les températures en ce mois de l'année sont très agréables, douces. C'est aussi une manière de rendre ce semi-confinement sportif plus acceptable, c'est clair."

Q: Le forfait des Etats-Unis, remplacés par la Suisse, rappelle cette épée de Damoclès au-dessus de vos têtes et vous amène un adversaire plus fort. C'est une double mauvaise nouvelle?

R: "Le contexte n'a pas changé, c'est plutôt une bonne chose de voir que les tests à l'entrée de la bulle fonctionnent et qu'on est capables de sortir de la bulle tous ceux qui ont été en contact avec le virus ou actuellement malades. Cela laisse augurer d'une compétition quasi normale et en même temps oui, le Covid reste en toile de fond parce qu'il est présent. La Suisse, ça veut dire plus de densité, une adversité plus importante que les Etats-Unis qui ont très peu de références au niveau international. C'est aussi un nouvel adversaire sur lequel il faut se remettre à plancher. Pour les analystes vidéo qui avaient compilé un certain nombre d'informations sur les Etats-Unis, on est obligés de changer de programme. Au-delà de ce changement, on a simplement envie de rentrer dans cette compétition et d'avancer pas à pas, adversaire par adversaire."

Q: Pour vos premiers matches comme sélectionneur, vous restez sur une défaite et un match nul contre la Serbie alors que se profile la Norvège, vice-championne du monde. Dans les derniers jours de cette courte préparation, avez-vous pu constater des progrès?

R: "Bien sûr, on continue d'avancer. Il nous reste une grosse séance d'entraînement pour finaliser notre préparation et derrière passer au révélateur norvégien. Ce match est important pour ça, on sort d'une période de performances délicates où l'on n'est pas satisfaits de ce qui a été produit. Là, la marche qu'on nous demande de franchir est beaucoup plus haute et donc va nécessiter aussi de notre part beaucoup plus de qualité pour pouvoir jouer un rôle dans ce match."

Propos recueillis par Pierrick YVON




 

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