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Roger Vanden Stock: "Je crains la faillite d'Anderlecht"

Roger Vanden Stock: "Je crains la faillite d'Anderlecht"
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L'ancien président d'Anderlecht Roger Vanden Stock a livré une longue interview à la presse belge ce samedi.

Discret depuis son départ en 2018, il affirme suivre encore régulièrement les matches de son Sporting. "Je reste le supporter n°1 d'Anderlecht". "J'ai été étonné et agréablement surpris que l'équipe arrache son billet pour les Champions Playoffs. D'autant que les joueurs ont été chercher cette récompense face aux grandes équipes, Genk, Bruges et à l'Antwerp. Sans le top 4, cela aurait été la cata".

S'il garde une certaine rancoeur envers Marc Coucke, ce qu'il craint le plus, c'est "la faillite d'Anderlecht": "Oui. J'ai peur. Le club accumule les dettes. Marc Coucke a déjà mis beaucoup d'argent. Jusqu'où va-t-il continuer ce soutien? Je crains la faillite d'Anderlecht".

Même le redressement du club est "compliqué" selon RVDS: "Cela va être très compliqué à cause d'une gestion financière aléatoire. La structure mise en place coûte très cher. Le club enchaîne les pertes d'année en année. L'année qui a suivi le rachat, le déficit a été de 6 millions d'euros, l'année suivante 20 et, d'après ce que j'entends, les pertes vont encore être conséquentes cette année alors qu'ils ont vendu Doku plus de 25 millions".

Sous sa présidence, "rarement" les Mauves ont accumulé autant de pertes, dit-il. "Rarement. Parfois, nous prenions des risques qui s'avéraient payants. En 2000, nous avions 1 milliard de trous (25 millions d'euros, ndlr) en achetant Jan Köller et Tomasz Radzinski entre autres mais, deux ans plus tard, nous parvenions à les vendre et nous avions même un petit matelas pour le futur. Lors du dernier exercice que nous maîtrisions (l'année 2017, ndlr), le club affichait un bilan de 300000 euros de… bénéfice. En six mois, ils ont commis des erreurs qui ont coûté cher. En janvier 2018, j'aurais aimé prendre un risque en conservant Sofiane Hanni (finalement vendu au Spartak Moscou, ndlr) et en achetant Aleksandar Mitrovic qui était prêt à signer. Nous aurions eu une belle chance d'être champions avec une qualification directe pour une Ligue des champions qui, cette année-là, augmentait ses profits. Nous aurions pu toucher jusqu'à 35 millions. Mais le Conseil d'administration, sous la pression en coulisses de Marc Coucke, a refusé car il voulait du cash pour Hanni. À mes yeux, c'est le moment clé où Anderlecht a commencé à décrocher par rapport au Club Bruges".


 

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