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Clap de fin heureux et joyeux pour les Bleues contre l'Allemagne

Clap de fin heureux et joyeux pour les Bleues contre l'Allemagne
Les Françaises fêtent le but de leur milieu Kenza Dali (2e g) lors du match amical contre les Allemandes, à Strasbourg, le 10 juin 2021PATRICK HERTZOG
 
 

Les Bleues ont renoué avec la victoire et le public, jeudi à Strasbourg en clôture de leur saison, face aux voisines allemandes (1-0) privées de nombreuses titulaires et maîtrisées par les partenaires de Kenza Dali, unique buteuse d'une partie engagée.

Le onzième et dernier match de l'exercice 2020-2021 avait perdu un peu de son intérêt avec le huis clos annoncé à la Meinau et les multiples absences ayant dépeuplé les deux sélections. Finalement, les spectateurs ont été autorisés in extremis à venir assister au spectacle, plutôt agréable et enlevé.

Supérieures dans le jeu, les Françaises ont pris le dessus sur la deuxième nation au classement Fifa grâce à Dali, la milieu de West Ham qui s'est offert, en prime, un joli but, son sixième en 34 sélections.

Les joueuses de Corinne Diacre peuvent évacuer le souvenir du non-match perdu 2-0 à la mi-avril face aux championnes du monde américaines et se projeter sereinement sur leurs prochains déplacements de septembre en Grèce et en Slovénie dans le cadre des qualifications au Mondial-2023.

La sélectionneuse n'a pas encore la tête à la Coupe du monde mais plutôt à l'Euro-2022, qu'elle compte disputer avec un effectif renouvelé.

- 2.000 spectateurs -

L'absence des blessées Griedge Mbock, Delphine Cascarino, Eugénie Le Sommer, Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani lui a donné l'opportunité de voir évoluer des joueuses moins souvent, voire très peu, utilisées.

C'était le cas d'Aïssatou Tounkara, porteuse du brassard de capitaine, et surtout de Sandie Toletti (16 sélections), la milieu de Levante en Espagne qui n'a pas manqué l'occasion de se montrer.

Incisive, technique et accrocheuse, l'ex-Montpelliéraine a arraché les clameurs des quelque 2.000 spectateurs invités par la Fédération après le feu vert obtenu in extremis auprès des autorités locales.

Ces derniers ont rugi encore plus fort sur la frappe lobée et lointaine de Dali qui s'est faufilée entre la gardienne Merle Frohms et la barre transversale. De manière assez cocasse, l'action s'est déroulée au moment où Ella Palis patientait sur le bord du terrain pour remplacer... Dali, visiblement gênée au niveau des côtes et remplacée dans la foulée.

Si l'on était loin des 15.000 personnes présentes pour le dernier France-Allemagne (3-3) féminin disputé à Strasbourg, le 13 février 2013, les cris de joie venus des travées de la Meinau ont sûrement été appréciés des Bleues, sevrées de tout public depuis octobre 2020 et la réception de la Macédoine du Nord à Orléans.

Face à la Mannschaft, privée de Sara Däbritz (PSG), Dzsenifer Marozsan (OL) ou encore Alexandra Popp (Wolfsburg), les Françaises auraient même pu mener plus largement sur des initiatives de Grace Geyoro (37e), Amel Majri (49e), Viviane Asseyi (53e) et Toletti (62e).

Elles n'ont pas connu trop de frissons aux abords de la cage défendue par Pauline Peyraud-Magnin, gardienne sortie de sa surface pour tacler Svenja Huth (44e) avant de bloquer une nouvelle tentative de cette dernière (45e). La seule grosse alerte est venue d'une main dans la surface de Tounkara (83e)... non sifflée par l'arbitre.

Dans cette soirée sans trop d'accroc, où Wendie Renard a brillé et où Kessya Bussy a honoré sa première sélection en fin de match, les regrets seront probablement dans la tête de Valérie Gauvin. Titulaire en l'absence de Katoto, l'avant-centre d'Everton a été assez transparente jusqu'à son remplacement par Clara Matéo peu après l'heure de jeu.




 

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