Pagenaud: "Revenir aux 500 Miles en tant que tenant, me donne une confiance énorme"

 
 

"Quand on s'amuse, on fait les choses bien": serein et déterminé, Simon Pagenaud s'apprête à remettre sa couronne en jeu aux 500 Miles d'Indianapolis le 23 août, dont il aborde la semaine de qualifications avec "une confiance énorme".

Q: Dans quel état d'esprit abordez-vous ce retour à Indianapolis ?

R: "Revenir en étant tenant du titre me donne une confiance énorme, j'ai l'ambition de regagner, ça c'est certain. Je suis prêt, je n'ai jamais été aussi bien physiquement, mentalement. C'est la course que j'attends chaque année. J'ai hâte d'y être, de m'amuser au volant de ma voiture. Je crois dans l'idée que quand on s'amuse, on fait les choses bien."

Q: Abordez-vous la course avec un poids en moins ?

R: "Oui, le fait de l'avoir gagnée, je sais que c'est fait. Quand on arrive aux 500 Miles il y a toujours cette question que chacun se pose: +est-ce que je les gagnerai un jour?+ Et c'est un sentiment qui met beaucoup de pression sur soi. Moi je peux me concentrer sur le moment présent, plutôt que sur le résultat à accomplir, ce qui n'est jamais bon pour les performances."

Q: Comment avez vous préparé la voiture ?

R: "La voiture des 500 Miles est prédéfinie en début d'année. C'est une voiture à part, elle n'est pas dans la rotation de la saison, ce qui permet aux mécaniciens et aux préparateurs de lui donner un maximum d'attention. On est très content du montage. J'ai l'impression d'arriver à une course bien préparé. L'examen ne me fait pas peur."

Q: A quel type de course vous attendez-vous ?

R: "L'usure des pneumatiques jouera, on sera en août. C'est important de savoir à quel moment de la journée la piste sera la plus glissante, pour savoir quel niveau d'appui aérodynamique il faudra adopter au moment du départ. Je m'attends à une course différente, plus difficile, avec pas mal d'inconnues. On n'a que trois jours d'essais avant la qualification et après c'est la course. Donc il sera important d'avoir un réglage de base tout de suite performant."

Q: Vous avez parfois eu du mal en qualifications cette saison. Comment préparez-vous celles-ci ?

R: "On a compris les soucis qu'on a pu avoir sur certains tracés. Penske est un laboratoire de vitesse, c'est une équipe qui sait comment faire pour que la voiture aille le plus vite avec le moins de frictions possible. On sera compétitif en qualification, aucun doute."

Q: Comment travaillez-vous avec vos coéquipiers ?

R: "En temps normal, sans ce qu'impose le Covid, on a quatre bureaux qui sont placés les uns à coté des autres. Et on a une grande table que Penske amène tous les ans aux 500 Miles depuis 50 ans. Tour le monde s'y regroupe à la fin de la journée pour débriefer et s'assurer que tout le monde connaisse bien les réglages de chacun. On est à livre ouvert et chacun fait ses choix."

Q: On vous a vu à l'aise sur les ovales cette saison...

R: "En partant dernier à Iowa pour finalement m'imposer, j'ai effectivement marqué le coup. J'espère que les concurrents me craignent ! J'ai gagné ici l'an passé, j'ai déjà gagné le championnat."

Q: Fernando Alonso peut-il être un sérieux prétendant cette année ?

R: "Je suis plus concentré sur moi-même, mais je suis heureux qu'il revienne tenter l'aventure. C'est un grand champion du sport auto. J'espère qu'il sera aux avant-postes, me battre avec lui et être devant à la fin."

Q: Courir une telle course à huis clos, cela change beaucoup de choses ?

R: "Enormément. L'ambiance sera différente, on aura l'impression de courir une séance d'essais alors que c'est la plus grande course du monde. Il va falloir trouver l'énergie ailleurs. Si je gagne je ne manquerai pas de partager la victoire avec les gens."

Propos recueillis en conférence de presse.




 

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