Paris-2024: le président de la fédération d'équitation relance l'offensive contre Versailles

Paris-2024: le président de la fédération d'équitation relance l'offensive contre Versailles
Le président de la Fédération Française d’Equitation (FFE), Serge Lecomte, à l'hippodrome de Caen, le 11 mars 2009MYCHELE DANIAU
 

Le président de la Fédération française d'équitation (FFE), Serge Lecomte, a renouvelé mercredi son appel aux organisateurs des Jeux olympiques de Paris-2024 d'abandonner le château de Versailles comme site de compétition au profit du parc équestre de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher), pour faire des économies après la crise sanitaire.

"Il n'y a pas photo. Pour l'avenir de l'équitation et pour des questions de bon sens, je demande à Paris-2024 de regarder cette solution de plus près", a-t-il expliqué à l'AFP, en réaffirmant son opposition à Versailles, "un projet coûteux où l'héritage serait nul" selon lui.

Le président de la FFE s'était pourtant déjà résolu à soutenir le site temporaire du château de Versailles, d'abord au moment de la candidature française, puis en 2018 après avoir une première fois critiqué ce choix avec les mêmes arguments. Mais selon lui, le contexte économique change la donne, le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris-2024 (Cojo) ayant annoncé un réexamen de la carte des sites pour faire des économies nécessaires après la crise sanitaire.

Un argumentaire également développé par le maire de Lamotte-Beuvron, Pascal Bioulac, dans un courrier à Emmanuel Macron et au président du Cojo Tony Estanguet. Selon lui, le coût d'organisation des épreuves équestres des JO de Paris-2024 à Lamotte-Beuvron s'élèverait à 10 millions d'euros HT contre 27,3 millions d'euros HT à Versailles, un chiffre qu'il juge sous-estimé.

"Le choix de Versailles va à l'encontre de tout le travail de modification de l'image de l'équitation en donnant à penser que le cadre qui convient est celui des châteaux", "alors que le Parc Equestre Fédéral en Sologne constitue l'investissement principal et continu de la Fédération française d'équitation depuis un quart de siècle", ajoute-t-il dans ce courrier daté du 20 juillet, dévoilé par L'Equipe et dont l'AFP a eu copie. Ce parc, le plus grand d'Europe avec 400 hectares accueille normalement chaque été l'Open de France, le rendez-vous des clubs équestres. La FFE y a aussi son siège.

Le Cojo compte trouver 10% d'économies sur un budget d'organisation évalué à ce stade à 3,8 milliards d'euros. Au total, le budget des JO de Paris-2024 s'élève à 6,8 milliards en comptant les 3 milliards d'euros, dont 1,5 milliard de l'Etat et des collectivités locales, investis dans les chantiers pérennes, comme le village ou le centre aquatique olympiques.

 

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