En ce moment
 

Six Nations: l'arrivée de CVC rapporterait 16 millions d'euros par ans à la FFR

Six Nations: l'arrivée de CVC rapporterait 16 millions d'euros par ans à la FFR
La vente d'une partie des droits commerciaux du Tournoi des six nations au fonds d'investissements CVC Capital Partners rapporterait 16 millions d'euros par an sur 5 ans à la Fédération française de Andreas SOLARO

La vente d'une partie des droits commerciaux du Tournoi des six nations au fonds d'investissements CVC Capital Partners, ancien propriétaire de la Formule 1, rapporterait 16 millions d'euros par an sur 5 ans à la Fédération française de rugby (FFR), a affirmé cette dernière à l'issue de son comité directeur vendredi.

"Lors de sa réunion du Conseil des Six Nations du 10 juillet 2019, le Comité des Six Nations, ainsi que ses Fédérations membres, ont décidé à l'unanimité d'entrer dans une période de négociation exclusive avec CVC afin de construire un partenariat", a expliqué la Fédération.

Dans cette optique, "les Fédérations conserveraient la pleine maîtrise de l'organisation des compétitions et ne cèderont aucun droit" et "CVC aurait le rôle d'agent commercial exclusif des droits commerciaux sans aucune prérogative sur le projet sportif", a rassuré la FFR.

Selon le journal britannique The Times, les Six nations (l'Angleterre, l'Irlande, l’Écosse, le pays de Galles, l'Italie et la France) avaient trouvé en septembre un accord pour vendre 15% de leurs droits commerciaux au fonds CVC, l'un des plus importants au monde.

CVC, qui détenait la majorité des parts du championnat de Formule 1 de 2006 à 2016, a déjà acquis en décembre 27% des parts de la première division anglaise de rugby, estimées à 200 millions de livres (225 millions d'euros) et avait fait en mars une offre pour 30% des parts du Tournoi des six nations, selon la BBC.

Le président de World Rugby, l'organe suprême du rugby mondial, Brett Gosper, avait fait en septembre part de ses inquiétudes sur le fait que "certaines décisions puissent être prises qui ne sont pas dans l'intérêt de la croissance ou du bien-être des joueurs".

Florian Grill, adversaire du président de la FFR Bernard Laporte pour la prochaine élection en 2020, avait émis un avis similaire. "Un fonds d'investissement, ça achète et ça revend. Nous faisons entrer le rugby dans une bulle spéculative."

Vos commentaires