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F1: le GP d'Arabie saoudite maintenu, Sergio Pérez en pole position

 
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Déjà en proie aux inquiétudes après les attaques des rebelles yéménites Houthis, le Grand Prix de Formule 1 d'Arabie saoudite a été marqué samedi par un violent accident de Mick Schumacher, fils de Michael Schumacher, et la première pole position du Mexicain Sergio Pérez (Red Bull).

Le septuple champion du monde Lewis Hamilton a lui été éliminé dès la première phase des qualifications, la première fois que cela lui arrive depuis le GP du Brésil en 2017.

Mick Schumacher, 23 ans, a été conduit après son accident en ambulance au centre médical du circuit puis héliporté vers un hôpital proche du circuit.

Selon les premières informations, il n'a pas été blessé mais a toutefois été héliporté vers un hôpital proche du circuit pour des examens.

"Le premier diagnostic n'a pas révélé de blessures", a précisé la Fédération internationale de l'automobile (FIA).

Une attaque des Houthis contre un dépôt pétrolier à une dizaine de kilomètres du circuit de Jeddah était déjà venue vendredi assombrir l'atmosphère du GP, deuxième épreuve du championnat du monde de F1 mais les instances dirigeantes de la Formule 1 ont reconfirmé samedi le maintien du Grand Prix.

"Après des discussions avec toutes les équipes et les pilotes (qui ont duré jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi, ndlr), le Grand Prix d'Arabie saoudite de Formule 1 se poursuivra comme prévu", ont précisé le promoteur Formula 1 et la Fédération internationale de l'automobile (FIA) dans un communiqué samedi avant les qualifications.

"De longues discussions se sont tenues entre les parties prenantes, les autorités gouvernementales saoudiennes et les agences responsables de la sécurité qui ont donné des assurances complètes et détaillées sur la sécurité de l'événement", ajoutent les instances.

Les pilotes ont par la suite fait part de leur "résolution de participer aux essais et aux qualifications aujourd'hui et à la course demain (dimanche)", par la voix de leur association (la GPDA).

L'attaque à Jeddah fait partie d'une vague revendiquée par les Houthis vendredi, à la veille du septième anniversaire de l'intervention de la coalition militaire dirigée par Ryad au Yémen, pour soutenir le gouvernement face aux rebelles proches de l'Iran.

Samedi, un porte-parole des rebelles Houthis a annoncé que ces derniers allaient cesser leurs offensives au Yémen et contre l'Arabie saoudite pendant "trois jours".

L'attaque de vendredi a provoqué un gigantesque incendie et un nuage de fumée noire visibles depuis le circuit lors des essais libres 1 à 17h00 locales (15h00 en France).

- Hamilton éliminé prématurément -

Ces événements pourraient relancer le débat sur l'opportunité de courir dans des pays accusés de violations des droits humains, à commencer par l'Arabie saoudite, où la F1 s'est établie la saison dernière.

"Ce n'est pas nous (les écuries) qui sommes chargés du calendrier" mais la F1 et la FIA, a rappelé Jost Capito, team principal de l'écurie Williams, même si les équipes sont évidemment consultées. "Si des discussions doivent avoir lieu, elles auront lieu après le Grand Prix mais pas pendant, du moment que nous sommes en sécurité", dit-il.

Les organisateurs du championnat avaient déjà annoncé vendredi soir le maintien du GP malgré l'attaque mais les pilotes en ont ensuite débattu pendant plus de quatre heures jusqu'à tard dans la nuit.

Juste avant l'accident de Michael Schumacher lors de la 2e partie de la séance qualificative samedi (Q2), le septuple champion du monde Lewis Hamilton (Mercedes) avait été éliminé dès la Q1.

Hamilton n'a obtenu que le 16e temps alors que seuls les 15 premiers sont qualifiés pour la Q2. C'est la première fois qu'il est éliminé si tôt depuis le GP du Brésil 2017.

Interrogé sur son état d'esprit, après l'attaque des Houthis et son élimination, le pilote britannique a répondu qu'il avait "hâte de rentrer à la maison", sans en dire plus.

C'est Sergio Pérez qui partira en tête de la grille dimanche à 20h00 locales (19h00 en France) après avoir devancé le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari), en tête du championnat après la première épreuve.

Le Mexicain s'est payé le luxe de devancer son équipier néerlandais, et champion du monde sortant, Max Verstappen qui n'a pu faire mieux que 4e et partagera la deuxième ligne avec l'autre pilote Ferrari, l'Espagnol Carlos Sainz Junior.


 

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