Accueil Actu Belgique Société

Barrière de la langue, diplômes: très peu de réfugiés ukrainiens ont trouvé un emploi depuis leur arrivée en Belgique

Près de 20.000 Ukrainiens sont inscrits chez Actiris, au Forem ou au VDAB, mais ils ne sont que quelques milliers à avoir décroché un job en Belgique, rapporte Le Soir.

Sur les 72.000 Ukrainiens qui bénéficient d'une protection temporaire en Belgique, un peu moins de 20.000 sont officiellement chercheurs d'emploi dans le pays. Un chiffre qui masque au moins deux réalités : ceux qui télétravaillent pour leur entreprise en Ukraine ou ont trouvé un travail via leur propre réseau et le fait que près de 40 % des réfugiés sont des enfants ou des seniors.  

Selon les chiffres compilés par Le Soir, environ 80 % des réfugiés inscrits chez Actiris, au Forem ou à l'office flamand de l'emploi et de la formation professionnelle (VDAB), n'ont pas encore pu être insérés sur le marché du travail belge. Des chiffres qui sont toutefois sur une courbe positive depuis un an. Chez Actiris, on constate que l'augmentation du nombre de chômeurs dans la capitale bruxelloise correspond pratiquement au nombre d'Ukrainiens qui se sont inscrits au cours des douze derniers mois.  

Peu importe la Région, les freins auxquels sont confrontés les Ukrainiens pour trouver un emploi sont les mêmes. La langue d'abord, la reconnaissance du diplôme ensuite.    

Alors que près de la moitié des inscrits dans les organes d'aide à la recherche d'emploi détiennent un diplôme du supérieur (bachelier ou master), 98 % de ces diplômes ne sont pas reconnus chez nous.

À la une

Sélectionné pour vous