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Les jeunes vulnérables seraient "les oubliés du logement", selon plusieurs associations

"Les jeunes sont les oubliés des politiques de logement déployées par les pouvoirs publics". Telle est la conclusion d'un colloque qui s'est tenu jeudi, à l'initiative de l'ASBL Solidarité logement et du Service de la prévention de l'Aide à la jeunesse de Bruxelles.

Organisée avec le soutien du Centre d'action laïque et plusieurs associations actives dans le domaine de l'accès au logement, la conférence (réunissant quelque 250 personnes) a permis de mettre en lumière la problématique de la difficulté d'accès au logement pour ce public spécifique. Cela s'est notamment fait grâce aux éclairages d'experts et professionnels du secteur tels que le sociologue de l'Université catholique de Louvain, Martin Wagener, ainsi que Pierre Verbeeren, directeur général du CPAS de Bruxelles et président de l'organisation Bruss'help.

Accéder au logement, en tant que jeune confronté à des difficultés d'ordre familial, économique ou social, et ne disposant que d'un très faible soutien familial, s'assimile ainsi à un réel "parcours du combattant".

Ce risque de non logement ou de mal logement pour les concernés est par ailleurs étroitement lié à un contexte de violences familiales ou conjugales. "De nombreux jeunes sont bien souvent contraints de quitter leur logement pour échapper à ces violences, et se retrouvent à vivre dans des lieux alternatifs - squat, hébergement d'urgence, ou tout simplement à la rue", a appuyé Solidarité logement dans un communiqué. Cette problématique, au caractère multifactoriel, peut également s'expliquer par le prisme de la santé mentale, de discriminations liées à l'identité de genre, ou encore par le niveau de pauvreté.

"Il est urgent de mettre en place des mécanismes structurels de prévention afin d'éviter que des jeunes se retrouvent en situation de mal logement ou de sans-abrisme. Mais cela ne peut être fait qu'au travers d'une optique coopérative entre les différents secteurs", a conclu Solidarité logement.

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