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Face aux rayons des grandes surfaces, Marc et Nicole cherchent une tablette portant clairement la mention « chocolat ». Une mission loin d’être évidente. Sur les emballages, les marques, les saveurs ou encore les pourcentages de cacao occupent souvent toute la place.
Pour trouver le mot « chocolat », « il faut vraiment le chercher » sur certains emballages. Il apparaît parfois en très petits caractères, loin des éléments mis en avant auprès des consommateurs.
Des critères précis pour pouvoir s’appeler chocolat
Pourtant, l’appellation est strictement réglementée. Une tablette de chocolat noir doit contenir au minimum 35 % de cacao, tandis que le chocolat au lait doit en contenir au moins 25 %. L’utilisation d’autres matières grasses végétales est également très encadrée.
Avec la flambée des prix du cacao ces dernières années, certains industriels ont toutefois adapté leurs recettes.
« Les industriels ont dû remplacer une partie du cacao ou en mettre moins dans leurs produits. Comme il y a quand même une norme européenne qui impose un certain pourcentage de cacao, soit ils n’atteignent plus ce pourcentage, soit ils remplacent les graisses par autre chose et donc, par définition, ne peuvent plus s’appeler chocolat », explique Thomas Manini, artisan chocolatier.
Un choix marketing assumé
Après vérification des étiquettes, la plupart des tablettes vendues dans le commerce respectent néanmoins les normes permettant d’utiliser le terme « chocolat ». Alors pourquoi ne pas davantage le mettre en évidence ?
La réponse est simple : les fabricants cherchent à se différencier de leurs concurrents.
Dans une réaction transmise par Choprabisco, l’association représentant l’industrie belge du chocolat, on explique que « certains fabricants préfèrent mettre en avant un pourcentage de cacao, une saveur particulière ou leur marque pour capter l’attention. D’autres optent pour une présentation plus classique, où le terme « chocolat » apparaît discrètement, mais où l’essentiel reste la qualité et le plaisir associé au produit ».
Pour Thomas Manini, cette stratégie est logique : « Beaucoup vont davantage mettre en avant ce qu’il y a à l’intérieur de la tablette, comme le praliné ou le caramel. Ils vont tabler sur le caramel et d’autres ingrédients plus vite que sur le chocolat lui-même. »
Le chocolat belge reste une valeur sûre
Si la disparition du mot « chocolat » sur les emballages peut surprendre dans un pays qui a bâti une partie de sa réputation sur cette gourmandise, le secteur se veut rassurant.
L’Association des industries du chocolat rappelle que le chocolat belge se porte bien, avec quelque 800.000 tonnes exportées en 2024. De quoi confirmer que, malgré sa discrétion sur les emballages, le chocolat reste l’un des fleurons de l’industrie alimentaire belge.






















