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Une des conséquences concrètes du conflit au Moyen-Orient, c’est la hausse du prix du pétrole brut. Les prix ont augmenté de manière fulgurante, ces derniers jours, ce qui a provoqué des vents de panique un peu partout dans le monde et en Belgique.
Selon les experts, une telle fulgurance est d’ailleurs assez rare : il y a un mois, le 9 février, le baril coûtait 69 dollars. Aujourd’hui, il dépasse la barre symbolique des 100 dollars (105 à l’ouverture des marchés). C’est encore plus frappant quand on change d’échelle : pour les chiffres à la semaine, on constate une augmentation beaucoup plus nette ; 79 dollars mardi dernier, 118 dollars hier soir.
Ce n’est pas un record, on a connu plus élevé notamment au début de l’invasion russe en Ukraine où le baril avait atteint 130 dollars début mars 2022. Ici, la spécificité réside dans la vitesse à laquelle les prix augmentent.
Ce qui a provoqué ces augmentations, ce sont les différentes frappes qui ont été menées contre des installations stratégiques, à commencer par les dépôts de pétrole.
Samedi soir, notamment, au sud de Téhéran, la capitale iranienne, une frappe a touché un dépôt, ce qui a rendu l’air irrespirable dans les rues de Téhéran, à cause de l’épaisse fumée noire. Depuis, trois autres dépôts ont été visés et un site logistique toujours à Téhéran ou dans ses environs.
En réponse, l’armée iranienne a menacé de cibler des sites pétroliers de la région. Elle l’a déjà fait ces derniers jours en représailles à l’attaque des Américains et Israéliens sur son sol. En Arabie Saoudite, la principale raffinerie du pays a été attaquée par des drones iraniens.
Troisième point qui joue énormément dans l’augmentation de ces prix : la paralysie du détroit d’Ormuz, zone mondialement stratégique au cœur des pays du Moyen-Orient producteurs de pétrole, où transitent 20 % du pétrole mondial.
























