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Les demandes d’installation de pompes à chaleur sont de plus en plus nombreuses en Belgique. Les ventes ont même bondi de 15 % au premier trimestre 2026. En cause : l’insécurité énergétique de ces derniers mois, liée au conflit en cours au Moyen-Orient. Mais quels sont réellement les avantages et les inconvénients des pompes à chaleur, qu’elles soient électriques ou géothermiques ?
« On a énormément de demandes pour les pompes à chaleur air/eau surtout, pour que le client puisse être autonome et remplacer et surtout éviter les énergies carburantes et gaz de ville », confirme Thibault Vroenen, installateur de pompes à chaleur.
Indépendance énergétique en période de crise
Pour y arriver, Vincent, propriétaire, a réalisé plusieurs devis. Objectif : obtenir son indépendance énergétique, sans subir les hausses du prix du gaz et du mazout.
« On perd de l’argent à laisser l’argent dormir sur les comptes. Et du coup, pouvoir investir dans l’économie d’énergie, c’est à la fois positif pour le côté financier, et à la fois pour tout ce qui est écologie aussi », explique-t-il.
Comparons sur une facture d’énergie. La pompe à chaleur vous coûtera en moyenne 685 euros par an, soit 3 à 4 fois moins cher qu’une chaudière au gaz ou au mazout. Point faible : son prix d’installation, de 12.000 à 20.000 euros avec le déploiement de panneaux solaires et de batteries.
Un logement bien isolé
« Il faut faire attention à une chose très importante pour que ça fonctionne vraiment bien. On doit être dans la basse température, et donc avoir idéalement des logements bien isolés », alerte Jonas Moerman, conseiller Énergie pour l’ASBL Eco-Conso.
Même constat pour les pompes à chaleur géothermiques où l’énergie décarbonée est cette fois-ci puisée dans le sol. On va alors chercher une température de 14 degrés à 100m de profondeur. Si le prix de ces forages a diminué de 30 à 50 % en deux ans, leur accessibilité reste limitée.
« Aujourd’hui, ce qu’il faut, c’est pouvoir faire connaître toutes ces technologies aux différents utilisateurs. Il faut donc les promouvoir et en faciliter l’accès d’un point de vue économique », estime Pierre Baijot, spécialiste en décarbonation de la chaleur chez Resolia.
D’autant que ces pompes à chaleur nécessitent une importante consommation d’électricité. En Belgique, la demande devrait augmenter de 30 à 50 % d’ici 2035.
























