Accueil Actu RTL info Conso

« On peut reproduire le code » : à la pompe, les arnaques se multiplient et les techniques sont de plus en plus fourbes

Par Thomas D’Alessandro
Ajoutez-nous à vos favoris Google À la pompe, il faut faire attention aux différentes arnaques. La crise énergétique donne des idées aux malfrats qui usent d’inventivité. Deux types de fraude sont apparus, explications avec Aurélie Henneton, Samuel Ledoux, David Muller et Amélie Bailly.

La crise énergétique donne des idées aux voleurs, et les techniques peuvent être osées. La première s’appelle « l’arnaque au pistolet », et a été observée en France. Aucun cas n’a été recensé en Belgique. « Elle consiste à mettre une sorte de petite boulette entre le contacteur du pistolet qui va fermer la transaction de manière à ce que cette transaction ne se ferme pas, et donc dès qu’on fait un plein, on raccroche le pistolet, en pensant que la transaction se clôture mais la petite boulette empêche le contact, ce qui empêche la clôture de la transaction et quelqu’un vient après pour se servir sur le compte du précédent », explique Christophe Axen, policier à la Computer Crime Unit.

Caroline, une automobiliste est au courant de ces différentes arnaques, et est très vigilante sur le sujet. « Je relève, je rappuie plusieurs fois ici et on voit que c’est fini, que la lampe est éteinte donc là ça veut dire que la pompe est coupée », détaille-t-elle.

Des conseils précieux

Habituée depuis plusieurs années à faire attention, cette automobiliste a développé des techniques qui peuvent s’avérer très utiles. « Il faut se préserver un maximum, donc payer un maximum en liquide, moi je trouve, à l’intérieur de la pompe comme ça quand on raccroche le cornet, ils ne savent pas prendre plus et alors aussi prendre son ticket quand on paye par carte. Cela stoppera la transaction. »

Autre fraude, celle d’un dispositif inséré dans l’appareil où les clients rentrent leur carte de banque. Hugo, un néerlandophone a été victime de cela. « Je vérifie sur mon téléphone, il y a une dépense de 30 euros pour le carburant, ça c’est correct. Mais juste après il y a un retrait de 697 euros à Londres, je me suis dit aïe ça ne va pas. »

Le spécialiste de la question dévoile le modus operandi de cette fraude. « C’est ce qu’on appelle du schimming, un peu à l’instar du skimming qui fonctionnait avec les cartes, avec les bandes magnétiques. Ici, on est plutôt sur l’approche de la puce qui est lue par un dispositif qui est mis dans la fente dans laquelle on insère la carte de banque de manière à pouvoir lire cette puce. Le système permet aussi d’enregistrer le code qui est utilisé et dès lors, dès qu’on a la puce et le code, on peut reproduire la carte. »

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus

Aussi en Conso

Voir plus d'articles