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Sous la pression de la hausse des prix, cette pratique d’achat séduit de plus en plus de Belges : « Ça ne me dérange pas »

Par Eva Risko
Ajoutez-nous à vos favoris Google Prix attractifs, promotions fréquentes et produits moins chers : les enseignes de hard discount gagnent du terrain en Belgique. Dans un contexte d’inflation persistante et de flambée des prix de l’énergie, les habitudes de consommation évoluent.

Les enseignes de hard discount attirent un nombre croissant de consommateurs en Belgique. En cause : des prix plus bas et des promotions régulières qui pèsent de plus en plus dans les choix d’achat.

Dans les magasins, les clients ne cachent pas leur motivation. « C’est un peu moins cher quand même », confie une consommatrice. D’autres consommateurs expliquent comparer systématiquement les promotions avant de remplir leur panier. Pour beaucoup, se tourner vers des enseignes plus accessibles financièrement est devenu une évidence.

Le succès croissant des marques distributeurs

Ce changement s’accompagne aussi d’une évolution des mentalités : les produits sans marque ou à bas prix ne sont plus perçus négativement. « Ça ne me dérange pas forcément d’acheter des trucs qui ne sont pas de marque, donc je vais dans des enseignes plus low budget », raconte un client venu faire ses courses dans un supermarché discount.

Moins chères que les grandes marques, les marques distributeurs séduisent par leur rapport qualité-prix. Pour certains produits du quotidien, comme les biscuits ou le chocolat, l’écart peut atteindre près de deux euros entre une marque connue et son équivalent distributeur. « Le consommateur belge veut encore se faire plaisir, mais il cherche des alternatives à des marques premium devenues trop chères. Il se tourne donc plus facilement vers les marques propres », analyse Jason Sevestre, porte-parole d’Aldi.

Inflation et énergie pèsent sur le budget des ménages

Cette tendance s’inscrit dans un contexte économique tendu. L’inflation et la hausse des prix de l’énergie continuent de peser sur le pouvoir d’achat. « Le consommateur va chercher à faire des économies sur différents postes budgétaires », explique Alain Decrop, professeur de marketing à l’UNamur. L’alimentation par exemple, mais aussi l’habillement ou les chaussures deviennent des catégories très sensibles au prix. »

Face à ces contraintes, les ménages adaptent leurs priorités et réduisent certaines dépenses. Ils se tournent donc vers des produits qu’ils jugent suffisamment qualitatifs, sans payer le prix des marques premium. Résultat simple : « Cela crée un attrait plus grand pour les hard discounts dans ce contexte socio-économique tendu » , résume l’expert.

Des hard discounters qui pourraient bien fidéliser ces nouveaux clients, même après la fin des tensions internationales.

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