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Wall Street en ordre dispersé, l'inflation ralentit, mais reste élevée

La Bourse de New York évoluait en hausse, mardi, accueillant plutôt favorablement un indice de prix qui confirme le ralentissement de l'inflation, toujours sensiblement plus élevée que ne le souhaiterait la banque centrale américaine (Fed).

Vers 15H15 GMT, le Dow Jones prenait 0,12%, l'indice Nasdaq grignotait 0,07% et l'indice élargi S&P 500 était proche de l'équilibre (-0,02%).

Wall Street a peu réagi à la publication de l'indice de prix CPI, qui a montré une légère décélération de l'inflation sur un an, à 3,1% en novembre, contre 3,2% le mois précédent.

Même si le chiffre sur un mois est ressorti un peu au-dessus des projections des économistes (+0,1% contre une stabilité attendue), la plupart des données étaient conformes aux anticipations.

Le rythme de progression des prix retombe, "mais pas très rapidement non plus", a fait valoir Kurt Spieler, de FNBO.

"Les membres de la Fed devraient garder une posture offensive dans la mesure où les prix continuent à monter à une vitesse trop rapide", a commenté, dans une note, Rubeela Farooqi, de High Frequency Economics, alors que la Réserve fédérale doit communiquer mercredi sur sa politique monétaire.

Le marché obligataire n'a pas bronché. Le rendement des emprunts d'Etat américains à 10 ans ressortait à 4,23%, comme la veille en clôture.

Cette publication "ne va pas modifier le positionnement de la Fed", abonde Adam Sarhan, de 50 Park Investments. "Dès lors, il est normal pour le marché de consolider et de digérer après une longue séquence de hausse."

Le S&P 500 reste sur six semaines consécutives de hausse et le Dow Jones a atteint, lundi, son plus haut niveau en clôture depuis 20 mois.

Pour le gérant, le fait que cette consolidation se fasse dans des marges très resserrées "montre à quel point le marché est solide en ce moment".

"Le marché est optimiste en ce moment", confirme Kurt Spieler. "Il croit au scénario d'un atterrissage en douceur de l'économie et à une baisse de taux dès mars."

"L'élan est là", insiste l'analyste. "D'importantes sommes qui étaient conservées en cash sont réinvesties" sur le marché. "Donc je pense que la tendance peut se poursuivre jusqu'à la fin de l'année. On pourrait même, peut-être, tester le record du S&P 500."

Hasbro était dans la tourmente (-2,42%), après avoir indiqué, lundi après Bourse, son intention de se séparer de 900 employés supplémentaires, après une première vague de 1.000 suppressions de postes lancée en début d'année. Au total, le fabricant de jouets, victime d'un ralentissement de la demande et de l'expiration de certaines licences, aura réduit ses effectifs de près de 30%.

Le prestataire de services informatiques Oracle était sanctionné (-10,34%) pour un chiffre d'affaires inférieur aux attentes. Si l'informatique à distance (cloud) est en croissance, les licences et l'activité équipements ont enregistré un recul par rapport à l'an dernier.

Le groupe hôtelier Choice Hotels (-1,28%) a lancé une offre publique d'achat hostile sur son concurrent Wyndham Hotels & Resorts (+0,08%), qui valorise la cible près de 10 milliards de dollars, après le refus du conseil d'administration de ce dernier d'accepter la proposition d'acquisition.

Le laboratoire Pfizer avançait (+0,35%) après avoir rapporté que toutes les étapes réglementaires avaient été franchies pour l'acquisition de la biotech Seagen (+3,27%), spécialisée dans les traitements oncologiques, moyennant 43 milliards de dollars. La transaction doit être finalisée jeudi, selon le groupe.

  1. Nasdaq

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