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Le réseau ferroviaire français a connu des actes de sabotage ce vendredi 26 juillet.
"Tout sera rétabli lundi matin" sur le réseau, assure le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, au lendemain d'actes de sabotage qui perturbent fortement le trafic TGV, lors d'un point presse en gare de Montparnasse avec le président-directeur général de SNCF Voyageurs Christophe Fanichet et le ministre des Transports Patrice Vergriete. "Tout sera rétabli lundi matin, tout sera prêt sur l'ensemble des gares, parce que les cheminots qui bossent continuent à bosser. Donc on sera prêt. Et on espère faire un retour de week-end demain très correct, le plus satisfaisant possible."
"250.000 voyageurs étaient attendus sur ces trois lignes à grande vitesse, Est, Nord et Atlantique. Et 150,000 ont pu circuler, et donc 100,000 n'ont pas pu partir", affirme Christophe Fanichet, PDG de la SNCF. "La 'bonne nouvelle', c'est qu'on a mis à leur disposition tous nos outils numériques. Beaucoup d'entre eux vont pouvoir se reporter sur la journée d'aujourd'hui et la journée de demain. 800,000 voyageurs étaient attendus sur ces trois axes pour l'ensemble du week-end, plus de 600,000 vont pouvoir voyager."
Une enquête ouverte
L'opération était visiblement bien préparée, organisée par la même bande de malfrats selon une source proche de l'enquête. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des câbles de fibre optique comme ceux-ci passant près des voies ont été coupés et incendiés à divers endroits du réseau ferroviaire français, bloquant les feux de signalisation et les aiguillages.
La France a donc décidé de sécuriser davantage certains sites jugés sensibles. Nous avons mobilisé 250 agents de la sûreté ferroviaire pour aller également faire la surveillance du réseau, 50 drones, les hélicoptères de la gendarmerie qui ont été mobilisés également. L'enquête se poursuit pour mettre la main sur les auteurs. Des indices ont été récupérés et devraient permettre rapidement de retrouver les responsables de ces attaques coordonnées.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, atteintes à un système de traitement automatisé de données en bande organisée et association de malfaiteurs.
"Nous avons récupéré un certain nombre d'éléments qui nous permettent de penser qu'on saura assez rapidement qui est responsable de ce qui n'a manifestement pas saboté les Jeux olympiques, mais qui a saboté une partie des vacances des Français", a déclaré samedi sur France 2 le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.
Les investigations mobilisent plus de cinquante enquêteurs de la gendarmerie, selon une autre source proche du dossier. Des prélèvements effectués sur les différents lieux ont été envoyés aux experts de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) pour être analysés en urgence, a-t-on ajouté de même source.
L'attaque est survenue à quelques heures seulement de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques à Paris, alors que de nombreux voyageurs avaient prévu de rallier la capitale, suscitant une pagaille monstre dans les gares vendredi au petit matin.
Les incendies volontaires ont touché des postes d'aiguillage à Courtalain (ligne à grande vitesse Atlantique), Croisilles (LGV Nord) et Pagny-Sur-Moselle (LGV Est).