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Âgés de 12 et 13 ans, deux élèves privés de liberté après des tentatives d'extorsion et du harcèlement

Régulièrement, nous vous parlons du harcèlement scolaire et de la difficulté d'y faire face pour les enfants concernés, les parents et les enseignants, à moins que la justice s'en mêle... À Jambes, deux très jeunes adolescents de 12 et 13 ans ont été privés de liberté : en plus de harcèlement, ils sont soupçonnés de tentative d'extorsion à l'égard d'un camarade de classe.

Âgés de 12 et 13 ans, les auteurs présumés fréquentent l'Institut Sainte-Marie de Jambes. Mercredi soir, la police vient les chercher à domicile et les prive de liberté : la justice reproche des faits de harcèlement scolaire et des tentatives d'extorsion envers un camarade de classe. Ils passeront la nuit au cachot, une mesure relativement rare à cet âge.

"C'est très jeune en effet", note Régine Cornet d'Elzius, magistrate-presse du parquet de Namur-Dinant. "Légalement, le juge de la jeunesse ne peut pas vraiment imposer de mesure en dessous de 12 ans. Dans ce cas, les faits étaient graves et avaient eu un impact considérable sur la victime".

Une victime qualifiée de fragile, qui aurait envisagé de mettre fin à ses jours. Les deux jeunes ont été présentés à un juge de la jeunesse, puis remis en liberté avec des mesures imposées. 

- 30 heures de travaux d'intérêt général

- Une formation sur la gestion de la violence

- Une formation sur les dérives d'Internet

"Pour parler du harcèlement, le parquet de Namur a une tolérance 0. Ils ne vont jamais classer sans suite, ils vont toujours tenter de mettre quelque chose en place", note la magistrate-presse. Hors caméras, la direction confirme les tentatives d'extorsion, mais conteste les faits de harcèlement.

"Les deux élèves ont demandé à la victime de vider ses poches et l'ont intimidée. C'est grave, mais il n'y a pas de harcèlement, car il s'agit d'un fait isolé qui s'est produit à l'extérieur de l'école", explique la direction.

Les deux élèves font l'objet d'une exclusion provisoire en attendant une décision de l'établissement. S'ils ne respectent pas les mesures imposées, ils risquent également des poursuites devant le tribunal de la jeunesse.

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Commentaires

4 commentaires

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  • Pas de harcèlement? Mais alors pourquoi la victime a-t-elle obtempéré quand ils lui ont demandé de vider ses poches ? S'il n'avait rien eu à craindre d'eux, il aurait refuse. Qu'on leur fasse subir le même sort par des élèves plus âgés, pour leur ôter l'envie d recommencer !

    roger rabbit
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  • - 30 heures de travaux d'intérêt général - Une formation sur la gestion de la violence - Une formation sur les dérives d'Internet Non mais on rigole là ! Il est à la masse le juge des enfants ! Purée ras le bol de cette tolérance éducative qui génère de futurs psychopathes. plein la casquette de y a plus de place dans les IPJ et les prisons et donc on libère sous surveillance, Mon Cul ! Aucun suivi et nous les citoyens payons pour des détenus fantômes.

    Claude Van Bever
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  • Je ne dis pas que c'est le cas ici, mais souvent abandon parental, et aussi grande inefficacité en général de la Justice !

    Den Veteran
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  • 12 et 13 ans bein ils promettent deja ses deux petits cons . j espere qu une bonne leçon leurs sera infligée et que les parents feront un travail sur eux afin de les empecher d avoir l idée de recommencer .

    dominique decarnoncle
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