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Fournaux a sauvé la Meuse de l'acide chlorhydrique!

En tout cas jusqu'à mardi... Les ouvriers en grève de l'usine en liquidation "Lenoir et Mernier" dans les Ardennes françaises menaçaient de verser 30.000 litres d'acide chlorhydrique dans la Meuse si leurs revendications n'étaient pas entendues. L'ultimatum expirait aujourd'hui à 17h. La situation s'enlisait quand finalement a surgi... Richard Fournaux, le bourgmestre de Dinant! Catastrophé par la nouvelle, il a franchi la frontière et s'est imposé en tant que médiateur, évitant la catastrophe écologique pour la Meuse qui est un peu la sienne, le fleuve traversant sa ville. L'ultimatum a été reporté à mardi.

Rappel de faits 

"Nous avons positionné une cuve d'acide chlorhydrique de 500 litres au-dessus d'une bouche d'égoût reliée à la Meuse par laquelle on fera transiter quelque 30.000 litres", a déclaré Claude Choquet, le porte-parole des travailleurs en grève de l'entreprise en liquidation "Lenoir et Mernier", dans les Ardennes françaises. "A 17h, on balance tout", a-t-il menacé.

Fournaux se rend sur les lieux pour éviter la catastrophe
 
Les 110 travailleurs licenciés menacent, après cinq semaines de mobilisation infructueuse à la suite de la liquidation de leur entreprise, qui fabrique notamment des boulons pour l'industrie, de déverser 30.000 litres d'acide chlorhydrique dans les égouts, reliés à la Meuse toute proche, si l'Etat français ne désigne pas de médiateur d'ici à vendredi en fin de journée, ont-ils annoncé jeudi.   

Des ouvriers en grève menacent de verser de l'acide dans la Meuse   

Ils réclament des indemnités légales ainsi que 50.000 euros pour le préjudice moral subi.      

Aucun repreneur ne s'est manifesté pour la reprise des quatre usines de "Lenoir et Mernier", ont indiqué les télévisions publique et privée. 

Jeudi, le tribunal de commerce de Charleville-Mézières avait désigné deux repreneurs partiels, sauvant une quarantaine d'emplois alors que 133 salariés sont directement concernés par la mise en liquidation. Lundi, une réunion de négociation entre les ex-salariés du groupe, les pouvoirs publics et des représentants de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) s'était soldée par un échec. Depuis plus d'un mois, les ex-salariés ont multiplié les actions de revendications - manifestations, barrages filtrants, blocages de service public - à Charleville-Mézières.

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