L'Office régional bruxellois de l'Emploi, Actiris, a envoyé au Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (Mrax) un dernier avertissement, menaçant de supprimer des postes subventionnés ACS, suite à des manquements relevés par ses services d'inspection de projets, a-t-on appris mardi.
Selon Actiris, le Mrax a commis plusieurs infractions relatives au statut ACS, concernant des demandeurs d'emploi qui, sous certaines conditions, sont mis au travail dans le secteur non marchand grâce à une prime annuelle. En effet, les inspecteurs d'Actiris ont constaté "l'abandon du traitement des plaintes individuelles", concluant que "ce renoncement a pour conséquence une très forte diminution du volume de travail des ACS".
"Pas de traitement particulier"
"Nous avons donné au Mrax jusqu'au 15 février pour nous envoyer un plan précis afin de justifier le maintien des postes ACS subventionnés par Actiris. Les règles sont les mêmes pour tous, le Mrax ne subit aucun traitement particulier", a réagi la porte-parole d'Actiris.
Celle-ci a précisé qu'en cas de réponse insatisfaisante, l'office de l'emploi pourrait formuler des propositions à la ministre de l'Emploi pour appliquer des sanctions appropriées.
Dissensions internes
Le Mrax est en proie à de graves dissensions internes, qui ont trouvé leur point d'orgue vendredi dernier, avec la révocation du président démissionnaire Placide Kalisa par le conseil d'administration. M. Kalisa accuse le directeur du Mrax, M. Bouhlal, d'avoir utilisé sa signature électronique pour mettre fin au contrat d'un collaborateur, et d'avoir utilisé à des fins privées au Maroc la carte de banque du Mrax.
Actiris s'interroge dès lors sur la provenance de la réponse à ses premiers avertissements. La signature électronique du président du CA pourrait avoir été utilisée à son insu. "Si ce fait est avéré, il invaliderait la réponse (...) adressée à notre administration", conclut Actiris.
