Deux semaines après la révélation de sa liaison avec l'actrice Julie Gayet, François Hollande a annoncé samedi à l'AFP avoir "mis fin à la vie commune qu'il partageait avec Valérie Trierweiler". Ce matin sur le plateau de l'émission "On Refait le Monde", Michel Henrion, conseiller en communication revenait sur cette actualité.
Selon le chroniqueur Michel Henrion, la façon avec laquelle le président français a traité cette affaire manquait singulièrement de classe : "François Hollande a officiellement répudié Valérie Trierweiler. Cela manque de classe. Je dis "répudié" parce qu'il a déjà fortement plombé son image avec les évènements depuis 15 jours et ici le communiqué qu'il a improvisé en téléphonant à l'AFP lui-même -ce qui prouve qu'on n'est plus dans la vie privée s'il téléphone à l'AFP, on est dans la vie publique- La phrase qu'il a dite est lapidaire. Elle est patriarcale. Elle fait énormement de remous parce qu'il jette vraiment les femmes comme un kleenex, c'est cela l'impression que cela donne. La phrase c'est: "Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trierweiler."
Manque de classe
Tous les chroniqueurs présents sur le plateau ce matin s'accordent à dire que la manière avec laquelle le président s'est exprimé manquait de classe. "Cela ne passe pas. Cela manque de classe. C'est extrêmement brutal. Cela montre que toute cette affaire n'avait rien à faire avec la vie privée", surenchérit Michel Henrion.
Que va devenir la "victime"?
Et Emmanuelle Praet, journaliste au Soir Magazine de s'interroger: "Je me suis faite la même réflexion. C'est incroyable comment la vie privée on la balaye. Cela devient vie publique. Et au fil des jours, j'ai de plus en plus d'empathie pour ce qu'on peut appeler la victime -Valérie Trierweiler-, parce que je me demande quand même ce qu'elle va devenir. Elle était journaliste politique. Elle faisait son petit bonhomme de chemin et là maintenant, elle se retrouve à -20 et qui va lui donner du boulot...?", s'interroge la journaliste.
"Je pense qu'elle va sortir un livre", suppose Xavier Magnée. Dans ce contexte, l'ex première dame, est-elle une bombe à retardement? "C'est ce qu'on craint au parti socialiste", conclut Alain Raviart.
