Des habitants de Charleroi ont introduit mardi devant le tribunal de Charleroi une requête en cessation environnementale, visant à faire cesser les travaux du métro. Ils estiment irrégulier le permis octroyé pour ces travaux. Une prochaine audience doit permettre à la Ville et à la SRWT de s'exprimer.
Ces habitants, riverains ou non de ce métro en phase finale de construction dans le centre de la ville, estiment que le permis autorisant actuellement les travaux à se poursuivre est irrégulier.
Selon eux, a plaidé mardi leur avocat Me Frédéric Ureel devant le tribunal « siégeant comme en référé », la Ville de Charleroi en tant que telle aurait dû mener une action en cessation de ces travaux. Or, elle ne l'a pas fait malgré leurs multiples demandes, disent-ils.
Le Code de la démocratie locale autorise dès lors ces habitants à se substituer à la Ville en tant que telle et ils ont donc introduit cette action en cessation. Dans le même temps, rappellent-ils, le Conseil d'Etat a examiné ce permis et l'auditeur du Conseil d'Etat a émis à son propos un avis totalement défavorable, à propos duquel le Conseil d'Etat doit encore statuer.
Deux points suscitent principalement la demande introduite par ces citoyens carolorégiens : il s'agit de l'aménagement prévu pour le passage en aérien du métro au boulevard Tirou, à un rythme et selon des modalités qui vont, disent-ils, susciter des embouteillages considérables si on s'en tient au permis actuel. De même, le permis prévoit un transfert du trafic du quai de la gare au quai de Brabant et au quai de Flandre, qui seront l'un et l'autre inévitablement engorgés.
Si les travaux du métro en eux-mêmes sont le fait de la SRWT, les aménagements, eux, dépendent de l'autorité communale, et c'est elle qui aurait dû intervenir pour demander les modifications permettant la correction des problèmes annoncés. Les habitants qui ont entamé cette procédure s'estiment donc autorisés à se substituer en quelque sorte, aux autorités communales.
Seuls les avocats de ces habitants sont intervenus aujourd'hui. Il est apparu que l'avocat de la Ville de Charleroi avait, à ce jour, reçu mandat du seul collège communal pour ester en justice. Or, il doit aussi avoir reçu l'autorisation du conseil communal, autorisation qui est impérative dans cette procédure, dit l'avocat des plaignants.
La suite des débats permettra à la Ville de Charleroi et la SRWT d'avancer leurs arguments. Prochaine audience le 17 mars après-midi.
