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90 secondes pour comprendre pourquoi, aujourd'hui, le travail ne protège pas contre la pauvreté

Selon le thermomètre Solidaris, 40 % des travailleurs sont concernés par la pauvreté. Ce matin sur Bel RTL, Frédéric Moray nous expliquait ce chiffre.

Le travail ne protège pas de la pauvreté. Un travailleur sur dix vit dans la précarité, quatre sur dix risquent d’y tomber. Est-ce le coût de la vie ou le salaire est-il moins élevé ?


Les contrats ne sont plus les mêmes

Les deux ! Le salaire n’est pas moins élevé qu’avant, mais le travail est structuré différemment. Les contrats ne sont plus les mêmes.       

On assiste à de plus en plus de travail à temps partiel, non désiré ; de plus en plus de travail intérimaire ; de plus en plus de faux indépendants… des personnes qui font le travail d’un salarié mais sans la protection du contrat.

Il y a toute une série de petits boulots qui sont créés, mais avec des revenus minimums. Comme c’est le cas notamment dans les titres-services.   


Une grosse proportion de femmes 

D’où une plus grande proportion de femmes dans  ces 40 % de travailleurs précarisés. Mais ça, ce n’est pas neuf… Pourquoi, aujourd’hui, on atteint une telle proportion ?

C’est là qu’intervient en parallèle, le coût de la vie. Les loyers dont les prix ne cessent de grimper… et puis les frais fixe : l’énergie surtout. Le coût de l’eau, l’électricité, le mazout sont aussi en constante augmentation.
         

La règle de base pour vivre bien

Pour être à l’aise, une règle de base c’est de ne dépenser que 30 % de son salaire pour tous ces frais fixes. De plus en plus de gens atteignent aujourd’hui 45 à 50 % de leur salaire pour payer les frais de leur logement.
         
Un indice de cette pauvreté latente, c’est l’épargne. Les 40 % de travailleurs concernés par la pauvreté n’arrivent pas à constituer une épargne de plus de 1000 euros.


Qui sont ces travailleurs ?         

Le plus souvent des personnes isolées, avec ou sans enfants. Ou des personnes en ménages, mais qui sont les seules à ramener un salaire. Une situation rendue encore plus critique pour certains avec l’exclusion des chômeurs. C’est une personne en plus à prendre en charge dans la famille. 

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