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Info RTL: plusieurs filiales de Publifin offrent de généreux honoraires à leurs administrateurs pas tous liégeois

  • Info RTL: après Nethys, trois autres filiales de Publifin offrent de généreux honoraires à leurs administrateurs

  • Publifin et ses filiales: l

 

Après Nethys, plusieurs filiales de Publifin versent des honoraires plutôt généreux aux mandataires politiques wallons qui siègent dans leur conseil d'administration. Frédéric Moray, a enquêté pour RTL.
Dans certaines structures, le total des rémunérations avoisine les 500 mille euros. C'est le cas à la SOCOFE, une société qui fédère les intérêts des communes wallonnes. En 2015, 25 administrateurs, se sont partagés un total de rémunérations de 480.691 €.



Extrait du compte annuel 2015 de SOCOFE, filiale de Publifin

Répartis comme suit:

-5.825,50 € aux membres du Conseil d’administration
-11.651,00 € au Secrétaire du Conseil d’administration
-17.352,55 € aux membres permanents du Comité stratégique qu’ils soient Administrateurs ou non
-34.705,09 € au Président.

Des montants non liés à la présence. Les administrateurs assistent à 6 ou 7 réunions par an. Même chose chez Publipart, un holding semi-public. On ne possède pas le détail aussi précis, mais le total de rémunérations s’élève à près de 360.000 €. 17 administrateurs siègent au sein de cette société.


Extrait du compte annuel 2015 de Publipart, filiale de Publifin


SOCOFE, Publipart: ces deux sociétés sont présidées par le socialiste André Gilles, déjà président de Publifin et Nethys. On y retrouve également d'autres personnages clé du dossier : les liégeois Georges Pire, Alain Mathot, Stéphane Moreau, Jacques VandeBosch et Dominique Drion.
Ces mêmes personnes sont également au conseil d'administration d'EDF Luminus, où publifin à des parts. Là, siègent 17 administrateurs. Les rémunérations totales avoisinent les 800.000 €.

Pour comparer: chez Publifin, 17 administrateurs, le total des rémunérations s’élevaient à 714.000 €. Chez Nethys, 12 administrateurs, rémunération totale: 515.202 €.
Rien d'illégal puisque ces sociétés sont privées. Il n'y a donc pas de limitation des rémunérations des administrateurs. La question à se poser est toujours d'ordre éthique... Des mandataires de ces sociétés avouent d’ailleurs qu’il faut probablement repenser le système de rémunération de toutes les sociétés de ce type.


Des mandataires venant de toute la Wallonie et de Flandre

Que ce soit à la SOCOFE ou chez Publipart, il n’y a pas que des Liégeois. Par exemple, dans le conseil d'administration de la SOCOFE, il y a aussi des mandataires communaux venant de toute la Wallonie comme les socialistes Maurice Bayenet de Dinant, Jean-François Escarmelle de Cuesmes ou Marc DeConinck, bourgmestre de Beauvechain, l'échevin MR de Charleroi Cyprien Devilers ou la députée MR Valérie Debue egalement échevine à Nivelles....
Dans la filiale Publipart, parmi les 17 administrateurs, huit sont flamands, dont Tom Balthazar, un échevin SPA de la ville de Gand.
Pour Damien Robert, le président de la fédération liégeoise du PTB qui a épluché ces comptes, c'est la preuve que le système n'était pas connu qu'à Liège. "De nouveau, on se retrouve dans ce schéma où se sont des responsables politiques qui profitent du bien public et qui en l’occurrence ici privatisent en partie la gestion publique", dit-il au micro de Frédéric Moray.

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