L'ancienne marathonienne Ria Van Landeghem attaque le Comité Olympique belge en justice

L'ancienne marathonienne Ria Van Landeghem attaque le Comité Olympique belge en justice

(Belga) L'ancienne marathonienne Ria Van Landeghem attaque le Comité Olympique belge en justice, a révélé jeudi soir le COIB. Il a en effet "reçu une citation à comparaître en justice initiée par Madame Ria Van Landeghem le 19 février".

"Madame Ria Van Landeghem entend ainsi réclamer au COIB des dommages et intérêts en rapport avec le contrôle de dopage auquel elle a été soumise le 16 septembre 1988 à Séoul, à la veille des Jeux Olympiques". Le COIB "s'étonne de cette démarche dès lors que Madame Van Landeghem et le COIB avaient conjointement publié le 7 mars 2017 un communiqué de presse clôturant définitivement le sujet". "La demande de Madame Ria Van Landeghem est donc intégralement contestée par le COIB et le litige devra être tranché par le tribunal de première instance néerlandophone de Bruxelles", conclut le communiqué. Van Landeghem, aujourd'hui âgée de 60 ans, avait été injustement renvoyée des Jeux Olympiques de Seoul et suspendue deux ans à la suite d'un contrôle anti-dopage positif effectué à son arrivée sur place en 1988. Mais en décembre de la même année, elle avait été innocentée par la commission d'appel de la Ligue Flamande d'athlétisme (VAL) qui avait relevé des "vices de procédure". Les droits de la défense de l'athlète avaient notamment été bafoués. La fédération internationale (IAAF) avait confirmé le verdict d'acquittement de la VAL au printemps de 1989. Mais malgré cette relaxe et sa présence dans le top 10 mondial de l'époque, Ria Van Landeghem n'avait plus été retenue pour aucune compétition internationale pendant deux ans. Le COIB ne s'en est excusé que l'an dernier, et l'ex-athlète avait alors donné l'impression d'être satisfaite de ces excuses. "J'apprécie que le COIB ait le courage d'avouer publiquement son erreur", avait en effet commenté Ria Van Landeghem. "J'ai enfin retrouvé mon honneur, presque 30 ans après un erroné contrôle positif". Depuis il est aussi apparu que la VAL n'avait pas seulement blanchi l'athlète à cause de fautes de procédure, mais aussi parce qu'en fonction des exigences de l'époque, elle n'aurait jamais dû être déclarée positive. Les résultats des analyses des échantillons A et B n'étaient ainsi pas les mêmes. Ce qui annulait en principe d'office la possibilité d'un contrôle positif. (Belga)

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