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Michel D. libéré après 7 mois: il a tenté de tuer sa mère puis utilisé un spray lacrymogène contre la police à Molenbeek

Michel D. libéré après 7 mois: il a tenté de tuer sa mère puis utilisé un spray lacrymogène contre la police à Molenbeek
(c) Belga

C’est sous l’emprise de 3 grammes de cocaïne que Michel D. a réalisé l’impensable l'été dernier. A l’aide d’un coussin, il a tenté d’abord d’étouffer sa mère. Ensuite, lorsque les policiers sont arrivés, il a utilisé un spray lacrymogène contre eux. Pas moins de huit agents sont touchés. Condamné à 5 ans de prison dont 2 années avec sursis probatoire. Il vient de retrouver la liberté, 7 mois après son arrestation.

Les faits se déroulent le 4 août 2019 à Molenbeek-Saint-Jean. Dès qu’ils arrivent sur place, les policiers rentrent en contact par téléphone avec Alex D. qui raconte que son frère a tenté d’étouffer et d’étrangler sa mère suite à une dispute concernant une ancienne petite amie. Les agents constatent alors la présence d’une dame en état de choc dans une chambre. Michel D. se trouve lui dans une autre pièce. Et il n’a pas l’intention de se laisser faire.

Alors que les policiers se dirigent vers lui pour l’interpeller, il se rebelle et fait usage usage d’un spray lacrymogène. Dans un chaos indescriptible, il est finalement arrêté mais il n’en a pas fini. En effet, lors du trajet vers le commissariat, il n’hésite pas à ouvrir les fenêtres et à hurler.

Lors de la fouille de sa chambre, les policiers découvrent un véritable arsenal: coups de poing américain, couteaux… ainsi que de la cocaïne et 38 pilules d’ecstasy.

Lors de son audition, la mère de famille explique que suite à une opération elle loge chez ses enfants car elle ne sait pas se déplacer facilement. Le matin des faits, après avoir demandé à son fils de lui apporter à manger et ses médicaments il est arrivé dans un état second: "Il avait de la bave qui lui coulait de la bouche, les yeux grand ouverts et son visage était complètement déformé." Michel D. s’est approché d’elle et lui a couvert la tête d’un coussin avant de serrer très fort. Selon la victime, il ne disait rien mais poussait uniquement des cris. La mère a réussi à attraper l’une de ses béquilles pour donner des coups à son fils qui lâche prise et fini par retourner dans sa chambre.

Michel D. reconnait avoir un problème de toxicomanie. Henri Laquay, l’un des ténors du barreau de Bruxelles, a contesté devant le Tribunal correctionnel l’intention de tuer. Il a également précisé que son client a pris toutes les dispositions nécessaires pour se soigner à l’extérieur une fois sa peine terminée.

Fin décembre, le prévenu a finalement été condamné à 5 ans de prison dont 2 années avec sursis probatoire. Il vient d’être libéré et a quitté la prison de Saint-Gilles mais il doit respecter différentes conditions notamment une obligation de soins.

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