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Sami, islamiste bruxellois avéré, voulait mener le jihad en Somalie: coupable, il… sort de prison

Sami L. a été condamné, jeudi, devant la cour d'appel de Bruxelles, à 3 ans de prison avec sursis pour ce qui excède la détention préventive déjà subie. Ce Bruxellois de 27 ans a été reconnu coupable de tentative de participation à des activités terroristes en Somalie. En première instance, il avait écopé de 5 ans de prison ferme.

La cour a disqualifié la prévention unique de participation à des activités d'un groupe terroriste en tentative de participation à des activités d'un groupe terroriste. Les juges ont estimé que le ministère public n'avait pas rapporté à suffisance la preuve de l'existence d'une filière d'acheminement du Kenya vers la Somalie. Sami L. n'était effectivement pas parvenu jusque dans ce pays. "Il n'est pas établi que le prévenu a posé un acte de participation. La cour ne peut que constater qu'il avait intégré un groupe islamiste extrémiste en Belgique", ont considéré les juges. "Il était prêt à mener le Jihad armé mais cela est resté une tentative. Il s'est toutefois engagé dans une voie qu'une société démocratique réprime", a encore précisé l'arrêt.

"Le point culminant de l'Islam est le Jihad"

L'ancienne compagne du prévenu et mère de sa fille avait témoigné que celui-ci était devenu de plus en plus croyant et qu'il avait émis le projet de rejoindre l'Egypte ou la Somalie. Sa petite amie avait également témoigné qu'il s'était radicalisé. Sami L. avait par ailleurs adressé une lettre à sa fille, dans laquelle il affirmait que le "point culminant de l'Islam était le Jihad" et qu'ils "se reverraient au paradis". Il avait aussi écrit à son père qu'il avait "vendu sa vie et ses biens pour aller combattre les ennemis de l'Islam". "Ces témoignages et ses lettres ne laissaient planer aucun doute sur les intentions du prévenu", a mentionné l'arrêt.

"Le prévenu n'avait pas l'intention, comme il l'avait affirmé, de devenir agriculteur en Somalie et d'y vivre selon les préceptes de l'Islam. Il voulait rejoindre Al-Shabaab, groupe sur lequel il était parfaitement documenté", a encore révélé l'arrêt. Sami L. avait en effet été arrêté en possession d'une clé USB contenant des documents jihadistes.

Une amende et une interdiction de voter, mais plus de prison

Tenant compte d'un début d'amendement chez le prévenu, la cour l'a condamné à 3 ans de prison avec sursis contre une peine de 5 ans de prison ferme prononcée en première instance. La cour a également prononcé une amende de 55.000 euros et une interdiction du droit de vote pendant 10 ans à l'encontre du prévenu.

Au mois d'août 2011, Sami L. était parti au Kenya après avoir quitté la Belgique sans rien laisser, mis à part des lettres d'adieu aux membres de sa famille. Il avait été arrêté là-bas alors qu'il longeait, la nuit, avec d'autres personnes, la côte somalienne.

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