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"La Flandre subira le plus les conséquences du dérèglement climatique"

Jean-Marc Nollet, le co-président d'Ecolo, était l'invité de 7h50 sur Bel RTL. Il est notamment revenu sur la révision de la Constitution concernant la loi climat qui coince toujours du côté des partis flamands.

Malgré les multiples tentatives des partis francophones, le CD&V et le VLD ne changent pas d'avis concernant la révision de la Constitution. "J'ai eu des contacts toute la journée d'hier avec des homologues au CD&V, explique Jean-Marc Nollet, co-président d'Ecolo, au micro de Bel RTL. On voulait se battre jusqu'au bout, car on pensait pouvoir les convaincre comme on a pu convaincre le MR, qui a changé de position en 24 heures. Vers 20h, les messages étaient très clairs: ils ne changeront pas."

Pour réviser l'article 7bis de la Constitution, il faut en effet une majorité spéciale, les 2/3 et la majorité dans chaque groupe linguistique. "Il faut souligner qu'une majorité, les écologistes l'ont. Si la loi climat était à la majorité simple, elle pourrait passer. C'est un fait politique important, les lignes ont bougé. Les jeunes ont réussi à faire bouger, y compris dans les partis traditionnels comme le MR. On voit qu'il manque au rendez-vous pour l'instant deux partis néerlandophones. Mais je ne désespère pas. Le combat n'est pas terminé." Jean-Marc Nollet ne voit pas la situation actuelle comme un échec, mais plutôt comme un "prologue".


"Le chemin est très lent en Flandre"

"Au-delà de cette réforme de la constitution, nous avançons des mesures depuis très longtemps. Ce qui bloque aujourd'hui, c'est qu'en Flandre, le chemin est un peu plus lent. Mais ce n'est pas pour autant que ça s'arrête. Nous travaillons main dans la main, Ecolo avec Groen. Demain, si nous sommes cette première force politique, nous aurons la possibilité de mettre à l'agenda les questions de la mobilité, de l'isolation, de l'alimentation. C'est au cœur du projet de société qu'est le nôtre."

Pour Jean-Marc Nollet, il est clair que "la Flandre va continuer à évoluer". "Vous savez pourquoi ? Parce que la Mer du Nord, si le réchauffement est là, va s'étendre sur la Flandre. En Wallonie, on n'est pas encore là. La Flandre va se rendre compte que c'est elle qui va subir le plus les conséquences du réchauffement climatique."

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